Tizi-Ouzou - A la une

Le projet d'évitement de la ville relancé



Le projet d'évitement de la ville de Draâ El-Mizan, un important chef-lieu de daïra du sud de la wilaya de Tizi Ouzou, vient d'être enfin relancé après un arrêt des travaux qui a duré près de trois ans. En effet, l'entreprise en charge de sa réalisation vient d'être installée sur le chantier et elle est déjà à pied d'œuvre, au grand bonheur des routiers qui sont jusque là contraints de transiter par le centre-ville où la route principale est si dégradée qu'elle est devenue impraticable dans certains endroits, et aussi des habitants qui souffrent des nuisances causées par le dense trafic de ces véhicules de gros tonnage en provenance, généralement, des briqueteries d'Aomar, à Bouira, des cimenteries de Sour El-Ghozlane ainsi que des carrières d'agrégats d'El-Hachimia."Impossible de fermer l''il dès quatre heures du matin à cause du vrombissement des moteurs" nous a d'ailleurs signalé, à ce propos, un résident de l'immeuble dit de "La banque", non sans se réjouir de voir enfin ce projet relancé. À rappeler que cet évitement, qui devrait commencer à partir de l'hôpital Krim-Belkacem à la périphérie de la ville jusqu'au croisement de la RN 30 menant vers Boghni, a été conçu pour mettre fin au passage des camions par le centre-ville. Malheureusement, deux contraintes majeures, à savoir les oppositions des propriétaires terriens et des occupants du bidonville localisé sur le tracé de cet axe routier d'environ quatre kilomètres, ont retardé l'avancement des travaux.
À noter qu'un tronçon de cet évitement, à savoir celui allant du CW4 menant vers Frikat jusqu'à la RN30 est déjà réalisé avant l'arrêt des travaux. Seulement, un affaissement causé par l'éclatement d'une conduite d'eau et les fortes intempéries en février 2016 l'ont endommagé. D'ailleurs, sa prise en charge est prise en considération lors de la réévaluation du projet. "Tout est réglé. Nous espérons qu'il sera livré dans les délais. C'est vers la fin de l'année. Même les familles du bidonville seront relogées", nous répondra le maire, Abdelghani Issolah. Par ailleurs, les usagers de la RN25 reliant Aomar à Draâ El-Mizan continuent de dénoncer l'état d'abandon dans lequel est laissé cet axe important.
"C'est l'une des routes des plus importantes de la wilaya, mais malheureusement elle n'est même pas au niveau d'une route de campagne avec ses nids-de poule, ses crevasses, son bitume abîmé et surtout ses affaissements qui menacent ses bas-côtés", déplore un transporteur de voyageurs assurant la liaison entre Tizi Ouzou et Bouira. De nombreux chauffeurs de taxi ont abandonné cette activité à cause des désagréments que leur cause l'état de cette route, a-t-on appris. Les transporteurs ont interpellé, à maintes reprises, le directeur des travaux publics, en vain.

O. Ghilès
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