
"Notre commune dispose de plus de 150 hectares de terrains domaniaux disponibles, et grâce à notre engagement, une trentaine d'investisseurs ont manifesté leur volonté d'investir dans cette région où certains d'entre eux ont même obtenu leurs concessions, mais malgré cela, la situation est restée bloquée", a déploré le P/APC.Assistant impuissant au blocage de la plupart des projets structurants et à portée socioéconomique dont a bénéficié sa commune, le président de l'APC d'Aghribs, Rabah Irmeche, a décidé de saisir l'opinion publique et porter à sa connaissance une réalité non seulement amère mais qui réduit en cendres tous les arguments développés jusque-là par les pouvoirs publics pour justifier le sous-développement dont est victime la région de Kabylie depuis l'indépendance. Ni la rareté du foncier ni encore les oppositions de propriétaires terriens, devenues le refrain préféré des responsables à tous les niveaux lorsqu'il est question de discourir sur le développement de la région, ne peuvent, en effet, s'appliquer au cas de la commune d'Aghribs dont la situation n'est pourtant guère meilleure que celle des autres communes de la wilaya de Tizi Ouzou. Lors d'une conférence de presse qu'il a animée avant-hier, le P/APC d'Aghribs, commune située à une quarantaine de kilomètres de Tizi Ouzou, a expliqué que "ni le projet de CET, ni celui de la zone d'activité, ni le projet des 500 logements AADL, ni le centre national de regroupement sportif, ni même la mosquée n'ont été épargnés par les blocages qui durent depuis plusieurs années". "Notre commune dispose de plus de 150 hectares de terrains domaniaux disponibles, et grâce à notre engagement et notre crédibilité, une trentaine d'investisseurs ont manifesté leur volonté d'investir dans cette région où certains d'entre eux ont même obtenu leurs concessions, mais malgré cela la situation est restée bloquée", a déploré le P/APC en affirmant que même "le groupe d'individus qui s'y oppose occupe illicitement ces terrains domaniaux". Une situation au sujet de laquelle M. Irmeche dit avoir "interpellé l'administration depuis juillet 2015 mais elle n'a amorcé aucune rencontre, aucune médiation ou dialogue". Ce qui confirme à ses yeux que les oppositions ne sont qu'un prétexte pour laisser le pourrissement en l'état. "S'agissant du CET de Bouhlalou, cela fait presque une année que le projet a été abandonné. Lors de sa visite, le wali soutenait mordicus que le projet serait réalisé, mais peu de temps après, le même responsable nous annonce le gel du projet faute d'argent", a-t-il encore expliqué non sans exprimer ses soupçons sur l'existence d'une volonté de laisser pourrir la situation et par là empêcher la collectivité de bénéficier de projets économiques conséquents au moment même où le discours officiel est réorienté vers la nécessité, et même l'urgence, de relancer l'investissement productif de richesses et créateur d'emplois. Samir LESLOUS
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Samir Leslous
Source : www.liberte-algerie.com