
Le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Nourredine Bedoui, a installé officiellement, hier dimanche, le nouveau secrétaire général du ministère, Hocine Mazouz, mettant ainsi fin à plusieurs jours de «suspense», créé par l'ancien détenteur du poste, Ahmed Adli qui n'avait pas accepté une mutation vers son corps d'origine, celui des walis.Kamel Amarni - Alger (Le Soir) - Comme nous l'annoncions dans ces colonnes à l'occasion du dernier mouvement dans le corps des walis le 22 juillet dernier, Hocine Mazouz, qui était wali de Batna, avait été désigné au poste stratégique de secrétaire général du ministère de l'Intérieur. Selon nos sources, Mazouz devait ainsi succéder à Ahmed Adli qui, lui, devait prendre la tête de la wilaya de Tipasa. Or, et à la surprise générale, ce dernier a refusé de quitter son poste de secrétaire général. Du moins, pas pour un «modeste» poste de wali. D'où, d'abord le «rappel» de l'ancien ministre des Travaux publics, Abdelkader Kadi désigné, le 23 juillet, comme wali de Tipasa. «Ce n'est pas tout», nous confie encore notre source. «Même le wali qui était en poste à Tipasa avait, lui aussi, refusé de prendre la wilaya de Tizi-Ouzou où il était initialement désigné. C'est la raison pour laquelle il sera finalement muté vers la wilaya de Médéa alors que l'ex-wali de Médéa a été, lui, désigné à Tizi-Ouzou.» Cette situation, inimaginable il y a quelque temps, s'explique par plusieurs choses. Il y a d'abord la maladie de Abdelaziz Bouteflika. C'est, bien sûr, la raison principale qui est, par ailleurs, à l'origine de plusieurs flottements, de décisions parfois insolites au sommet même de l'Etat. La plus symptomatique d'entre elles reste, incontestablement, la nomination, en mai dernier, de deux ministres des Affaires étrangères ! Une grave erreur, heureusement vite rectifiée dès le lendemain. L'autre raison avancée par nos sources pour expliquer ces comportements inédits dans la corporation des walis «reste le profil même du nouveau ministre de l'Intérieur. Sous Zerhouni ou Ould Kablia, le ministre était issu des services de sécurité ou des rangs du MALG. Ce qui lui confère une autorité que personne ne pouvait défier. Or, Nourredine Bedoui est, lui, issu du même corps des walis». De ce fait, l'on peut déjà parler d'une certaine solidarité de corps dont le nouveau ministre de l'Intérieur n'arrive visiblement pas encore à se départir. «Beaucoup parmi les walis en exercice étaient déjà des camarades de promotion de Bedoui. Certains, comme l'actuel wali de Tizi-Ouzou, Ibrahim Merad, ont eu à être son chef hiérarchique lorsqu'il exerçait comme chef de daïra, à Annaba par exemple.» Ceci étant, Hocine Mazouz prend donc ses lourdes fonctions de secrétaire général, un rouage essentiel du ministère et de l'Etat. «C'est par lui que tout passe. Sous Daho Ould Kablia, par exemple, l'ancien titulaire du poste, Abdelkader Ouali était quasiment un ministre bis. Son poids était tel que l'ex-ministre de l'Intérieur, Tayeb Belaïz, avait tout fait, et il avait fini, d'ailleurs, par avoir sa tête.» A rappeler que le nouveau secrétaire général à eu à exercer en tant que wali dans plusieurs wilayas, comme Tizi-Ouzou et Batna.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : K A
Source : www.lesoirdalgerie.com