Tizi-Ouzou - A la une

Le mouton inaccessible à Tizi Ouzou



A J-7 de l'Aïd El-Adha, les points de vente clandestins de moutons poussent comme des champignons aux abords des routes, dans les quartiers de la ville et même au pied des immeubles, à Tizi Ouzou. Une virée dans plusieurs de ces points de vente improvisés comme à Oued Aïssi, à la sortie est du chef-lieu de wilaya, permet, toutefois, de constater qu'il n'y a point de ruée sur le mouton pour ne pas dire une absence totale d'acheteurs. Et pour cause ' Le prix inaccessible du mouton. "Nous sommes là, sous un soleil de plomb, à attendre un éventuel acheteur, mais pour le moment l'affluence est vraiment timide. Le marché est en stagnation. Ceux qui viennent se contentent de regarder les bêtes avant de repartir bredouilles !" confirme un des tenanciers de ces étables à ciel ouvert qui estime lui-même que les prix, qui commencent à partir de 40 000 DA, sont excessifs, inaccessibles donc à toutes les bourses. Dans un autre point de vente, plus exactement à la ferme "Rahma", située sur la route menant vers Beni Douala, le gérant de cette entreprise, Mohamdi Karim, un jeune vétérinaire de formation qui s'est reconverti dans l'élevage, a expliqué que "si le prix du cheptel a un peu plus augmenté cette année, cela est directement lié à l'épidémie de peste des petits ruminants et à la fièvre aphteuse qui ont sévi en décembre dernier, touchant notamment les régions les plus productrices d'ovins en Algérie, à savoir Djelfa, Batna, Laghouat, Adrar et El-Bayedh". Dans ces régions, a-t-il indiqué, un taux de mortalité important a été enregistré durant cette période d'épidémie, causant des pertes importantes aux éleveurs. À ce jour, il existe encore des foyers qui n'ont pas encore été vaccinés contre ces maladies. D'où alors, a-t-il prévenu, le risque même de revoir ces épidémies refaire surface. "C'est pourquoi nous faisons très attention quant à la provenance de nos bêtes et nous demandons même un document certifiant que le cheptel est indemne de toute maladie infectieuse", a-t-il soutenu. Quant aux animaux qu'il propose, Mohamdi Karim a expliqué qu'ils sont "de taille moyenne et grande dont les prix varient généralement entre 40 000 et 60 000 DA". À la question du manque d'affluence à travers les différents marchés aux bestiaux, ce professionnel de l'élevage a estimé que "cela est tout à fait normal car les gens ont pris pour habitude d'acheter leur mouton trois à quatre jours avant l'Aïd, souvent par manque de place où l'entreposer, notamment dans les villes où la majorité des habitants résident dans des appartements".
K. Tighilt
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