Tizi-Ouzou - A la une

Le microcrédit plus convoité



Le microcrédit plus convoité
Intérêt n La wilaya de Tizi ouzou se classe en tête de liste au niveau national?en matière de création de microentreprises dans le cadre du dispositif de l'Agence nationale de gestion du microcrédit (Angem).Ce sont ainsi pas moins de 19308 microentreprises qui ont été créées depuis le lancement de ce dispositif, en février 2004, au 30 septembre dernier. Sur ce nombre total, 16154 prêts ont été accordés pour l'achat de matière première et 3144 financements en vue de la création de projets qui ont généré 28 351 postes d'emploi directs. Ainsi, 10953 entreprises ont été créées dans le secteur de l'agriculture, 7468 dans l'artisanat, 1283 dans le commerce.Cela, alors qu'au titre de l'année 2015, 1832 entreprises ont été créées depuis le début de l'année en cours jusqu'au 30 septembre dernier, dont 1325 prêts accordés pour l'achat de la matière première et 507 financements en vue de la création de projets. Notons que ce dispositif de microcrédit Angem (Agence nationale de gestion du microcrédit) représente un des instruments de réalisation de la politique du gouvernement en matière de lutte contre le chômage et la précarité. Ainsi, le prêt de 100 000 DA est accordé pour l'achat de la matière première et est destiné à aider les familles à améliorer leur niveau de vie et leur condition sociale, spécialement les femmes, pour faire des activités à domicile. Le prêt de?1 000?000?DA est, quant à lui, destiné à la création de richesses dans différents domaines, à l'image de l'agriculture, l'élevage, les services, la petite transformation et l'artisanat et autres et à la résorption du chômage.?Pour?Mme Chouachi Nouara, directrice de l'Angem de Tizi Ouzou, la priorité est de se rapprocher des couches les plus défavorisées de la société et leur?prêter main- forte afin de prendre un nouveau départ dans la vie. Elle nous dira à ce propos que ces crédits, qui sont destinés aux couches sociales les plus démunies dans les zones rurales les plus éloignées, attirent de plus en plus de femmes. D'ailleurs, pas moins de 61% des bénéficiaires des financements sont des femmes. «Vous n'imaginez pas ce que représentent 30?000 DA pour une femme sans ressources, cette dernière via l'élevage, la couture, la fabrication des gâteaux traditionnels arrive à partir de là à vivre et à faire vivre sa famille». «Nous sommes le seul dispositif à travers lequel on peut créer un commerce, à l'exemple d'une librairie, alimentation générale, parfumerie....en plus de bénéficier d'un local commercial», ajoutera-elle. Elle reprend «Ces crédits sont destinés à éradiquer les poches de pauvreté, et nous accordons une attention particulière aux franges démunies de la société et aux personnes fragiles à l'exemple des handicapés et aux repris de justice que nous aidons à se réinsérer dans la société». Dalila ImgalineAnciens prisonniers et gardes communauxPas moins de 38 anciens prisonniers ont bénéficié de crédits, alors que 100 autres procédures sont en cours. «Ces derniers ont pu créer des microentreprises de décoration au plâtre, d'aménagement des espaces verts, de marchands de légumes et de vêtements ambulants et autres. Je vous citerais le cas d'un ex-détenu qui, grâce à un financement Angem, a pu acquérir un véhicule et travailler comme marchand ambulant. Il a pu rembourser la totalité de son crédit en un temps record et également fonder une famille», nous dira Mme Chouachi. Elle révèlera également que l'agence de Tizi Ouzou dispose de représentants au niveau de chacune des 21 daïras de la wilaya. «Nous avons au niveau de chaque daïra un représentant ou deux, en fonction de la demande de la population locale, afin de nous rapprocher le plus des citoyens qui peuvent du coup déposer leur dossier et les faire suivre au niveau des localités, sans devoir se déplacer au chef-lieu de wilaya». Par ailleurs, Mme Chouachi?signalera que même les gardes communaux en retraite peuvent bénéficier des financements Angem par le fait d'une convention passée entre l'Angem et le ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales en mai 2015. «Nous avons reçu une quarantaine de dossiers?de gardes communaux en retraite depuis le début du mois de juillet dernier, qui sont actuellement en cours de financement», dira-t-elle. D. I.Un vide juridique flagrantLe Collectif d'appui à la micro-entreprise crie au scandale en affirmant que des «mesures dissuasives, destinées à faire plier les jeunes promoteurs et les contraindre arbitrairement à rembourser leurs créances, se sont heurtées à un obstacle majeur qui se résume en un vide juridique, les empêchant de mener à terme leurs procédures. Sinon, comment peut-on expliquer que des milliers d'ordonnances de saisies datant de plus de 2 ans demeurent jusqu'à aujourd'hui sans suite?' Ceci en sachant que la durée de validité de ces dernières, ne peut en aucun cas, dépasser 6 mois selon les articles 703 et 704 du code des procédures civile et administrative. De l'autre côté, il est utile de souligner la perplexité dans laquelle se trouvent les juges lorsqu'il s'agit de trancher les cas comportant des insuffisances de garanties (nantissement, gage, etc.». «Un vide juridique qui illustre l'anarchie qui règne dans le secteur, poussant ainsi les départements ministériels intervenant dans ce dossier (justice, finance et travail) à ?uvrer pour le contourner».


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)