Le parti d'Aït Ahmed tiendra sa convention nationale le 11 février prochain.
Nous ne sommes pas naïfs pour croire que l'accès et l'exercice du pouvoir se font à travers les institutions formelles. Mais aurons-nous la chance de vivre des scrutins libres et ouverts et reprendre le cours interrompu de la transition démocratique, il y a 20 ans '», s'est interrogé le nouveau premier secrétaire du Front des forces socialistes (FFS), Ali Laskri, hier, lors de son intervention au conseil fédéral de son parti, à Tizi Ouzou. Le FFS tranchera certainement sa position par rapport aux prochaines élections législatives lors de la convention nationale du parti prévue pour le 11 février. D'ailleurs, M. Laskri a exhorté les militants et les cadres de sa formation à engager un débat «intense, franc, forcément contradictoire et courageux». «La crédibilité de notre parti est en jeu. Aller ou ne pas aller aux élections constitue assurément une décision importante. Notre ambition est que le débat sorte d'un cadre strictement partisan. Il faut incorporer la réflexion de nos amis et pourquoi pas celle de la société», a-t-il précisé.
Dans le même contexte, l'orateur a ajouté : «Aurons-nous le droit de choisir librement nos représentants comme nos voisins tunisiens et marocains ou alors, verrons-nous le pays sombrer un peu plus dans l'impuissance matérielle et intellectuelle, la misère morale et physique.» Pour le numéro deux de la formation de Hocine Aït Ahmed, «le changement pacifique tel que voulu par nos concitoyens exige la coopération des groupes dirigeants. Pour l'instant, ils ne coopèrent pas, au contraire, ils s'opposent à tout changement politique, pacifique et démocratique. Ils défendent le maintien du statu quo», a-t-il laissé entendre.
Par ailleurs, de son côté, Moussa Tamadartaza, président de la commission de stratégie politique au sein du FFS, a, lors de la lecture du document de préparation de la convention nationale du parti, fait une rétrospective des importantes consultations électorales depuis l'avènement du multipartisme, comme il a également rappelé la position de son parti lors de chaque rendez-vous. «Dans quelles conditions, quel climat et quelle ambiance se dérouleront les élections législatives du printemps 2012 en Algérie '», s'est-t-il interrogé. «Le pouvoir continue d'ignorer la réalité algérienne et de gagner du temps», a-t-il ajouté. Et pour étayer ses propos, il dira que «les révoltes de citoyens à travers tout le territoire national pour exprimer des revendications légitimes ne reçoivent comme réponses que répression et humiliation».
Selon lui, les élections législatives «s'annoncent dans un contexte de fermeture» et elles «mettent le FFS dans un choix difficile». «Mais notre parti va prendre sa décision en toute autonomie et dans la transparence», a-t-il poursuivi. Par ailleurs, notons que les membres de la direction nationale de la formation de Hocine Aït Ahmed comptent se redéployer sur le terrain, notamment à travers des rencontres avec les sections locales.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Hafid Azzouzi
Source : www.elwatan.com