Tizi-Ouzou - A la une

Le développement passe par la mise en place de coopératives



L'Institut de technologie moyen agricole spécialisé (Itmas) de Boukhalfa, à Tizi Ouzou, a abrité, hier, une journée technique consacrée au développement de la filière agrumicole qui constitue un des créneaux les plus porteurs dans la région. À travers cette journée technique qui a regroupé les différents services concernés par cette filière ainsi que des producteurs d'agrumes, il était surtout question de débattre des possibilités d'organisation de la filière afin de permettre une amélioration de la production annuelle de la wilaya et, surtout, de réguler le circuit de vente qui fait face à une grande spéculation.En matière de production, le directeur des services agricoles (DSA), Laïb Makhlouf, a affirmé que Tizi Ouzou demeure le pôle d'excellence en matière de production d'agrumes, puisque, a-t-il précisé, "nous avons des zones où nous produisons 700 quintaux d'agrumes à l'hectare, ce qui est un record qu'on ne trouve pas dans tout le pays". "À travers toute la wilaya, nous produisons un peu plus de 500 000 quintaux, ce qui est appréciable, mais afin d'améliorer encore la production, il y a lieu d'introduire les bonnes pratiques agricoles à l'intérieur de cette filière, comme la taille des arbres fruitiers qui n'est toujours pas maîtrisée par l'ensemble des producteurs", a-t-il poursuivi.
L'autre problème qui touche la filière agrumicole est, a ajouté M. Laïb, la vente sur pied exercée par les fellahs. "Ces derniers bradent carrément leur production à des prix vraiment bas, variant entre 35 et 40 DA le kg, alors qu'elle est revendue sur le marché à 120 DA/kg, soit une marge bénéficiaire de 80 DA qui revient aux intermédiaires", a regretté le DSA. Ce dernier a expliqué que "cette marge de 80 DA revient, malheureusement, à des gens non concernés par la filière des agrumes". "Ce sont juste des intermédiaires alors qu'on aurait aimé, tout simplement, que le producteur gagne un peu plus", a-t-il poursuivi.
Et pour parer à ce problème, M. Laïb préconise la création de coopératives d'agrumes, qui sont actuellement inexistantes à Tizi Ouzou. "Ces coopératives sont le seul moyen de réguler le marché, afin de permettre aux producteurs de vendre un peu plus cher et au consommateur d'acheter un peu moins cher car, on estime que c'est en réduisant les intermédiaires que la filière va gagner", a analysé M. Laïb. Concernant le problème d'irrigation soulevé par les producteurs, notre interlocuteur a indiqué qu'"il faut aller vers la réalisation de poches d'eau au moment des grandes crues pour récupérer l'eau qu'on pourra utiliser durant l'été.
Il faut que les fellahs qui sont en coopérative, en groupement ou dans une même zone arrivent à récupérer les eaux des rivières qui serviront à l'irrigation des exploitations".

K. Tighilt
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