Tizi-Ouzou - A la une

Le désenchantement d'Arezki Ouali



Le désenchantement d'Arezki Ouali
Lauréat en 2015 de l'émission Alhan Wa Chabab, Arezki Ouali poursuit son petit bonhomme de chemin pour conforter et mériter davantage sa notoriété. Depuis son succès fêté avec éclat, il enchaîne ces derniers temps les prestations durant les soirées du Ramadhan dans diverses salles de spectacle et plateaux de télévision. Il trouve aussi le temps de se consacrer à son premier produit, un clip à qui il manque encore deux séquences pour être finalisé. Il s'agit d'un prélude à un album de 9 titres que l'artiste compte mettre dans les bacs cet été. « C'est un album avec une touche personnelle et des sonorités nouvelles.Je mélange le chaâbi et le flamenco », nous confie l'étudiant en seconde année de tamazight à l'université Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou. Interrogé quant à une tournée annoncée au lendemain de son sacre à Alhan Wa Chabab, Arezki Ouali nous a paru dépité, voire même déçu. « Que voulez-vous que je vous dise. Les promesses sont restées sans lendemain. » Pour lui, « la faute n'incombe pas à l'école. Ses professeurs et son encadrement ont fait de leur mieux pour nous former ». Le jeune chanteur en veut aux sponsors qui s'étaient engagés à prendre en charge des tournées et les enregistrements. « Ce sont toujours les mêmes qui tournent et que l'on invite. Il n'est pas normal que l'on ne fasse pas confiance aux jeunes. Cela pourrait aboutir à l'histoire du sucre qui se dissout à force d'être touillé. » Toutefois, le jeune artiste a tenu à remercier le ministère de la Culture et la direction locale de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou. L'artiste prend part aux programmes d'échange interwilayas en se produisant dans sept d'entre elles. La situation est-elle désespérée ' « Non, répond-il. La chanson est une passion que je veux vivre pleinement.Je m'investirai totalement pour m'imposer sur la scène artistique. Ce n'est pas de la prétention, mais une volonté de réussite en comptant sur soi-même et les soutiens nombreux par SMS ou sur les réseaux sociaux. » Et de conclure sur une note optimiste : « Je pense que tout un chacun mérite sa place dans tous les domaines choisis, pour peu que l'on se donne à fond par amour à son métier. » Il espère enfin « servir la culture amazighe en tant que chercheur plus tard, une fois les études achevées, mais aussi en tant qu'artiste comme l'ont fait ses prestigieux aînés comme Lounès Matoub, Lounis Aït Menguellet, Idir, Slimane Azem, El Hasnaoui et Cherif Kheddam », ses idoles.
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