Tizi-Ouzou - A la une

Le calme a prévalu



Le calme a prévalu
Le combat pacifique qui a caractérisé le mouvement culturel berbère depuis sa naissance a toujours pris le dessus sur toutes les tentatives de le pousser vers la violenceLes marches auxquelles ont appelé le RCD et le MAK ont eu lieu hier, journée anniversaire du printemps amazigh de 1980. Malgré les appréhensions de la veille sur d'éventuels dérapages, les marcheurs se sont dispersés dans le calme et la sérénité.En effet, dès les premières heures de la matinée, le portail principal du campus universitaire était recouvert de couleurs de l'emblème amazigh.Des militants accrochaient des banderoles rappelant le 36ème anniversaire du printemps berbère et la nécessité de prise en charge de la dimension amazighe sous toutes ses facettes.Aux environs de 10h 30, la marche du RCD, devançant celle du MAK qui partait du même lieu, a sillonné l'avenue principale de la ville des Genêts pour se terminer place de l'ancienne mairie, actuellement musée de la ville.Les marcheurs, disposés en carrés, ont scandé des slogans appelant à «l'officialisation effective de la langue amazighe dans la Constitution algérienne» ainsi que le renforcement des libertés démocratiques. Il est à noter étalement que les premiers rangs du premier carré, ont été essentiellement occupés par des responsables du parti à l'instar de Mohcène Belabbès, des élus.La présence de l'ex-président du parti, Saïd Sadi, a également été remarquée et applaudie par les militants. La marche à laquelle a appelé le MAK a suivi la première après quelques minutes pour marquer la différence. Mais, contrairement à l'inquiétude de voir cette journée connaître des débordements, l'itinéraire tracé a été minutieusement suivi. Aucun incident n'a été signalé depuis le début de la procession jusqu'à son arrivée.D'ailleurs, les craintes de débordement ont été balayées d'un trait par l'ancien militant de la cause amazighe et l'un des 24 détenus, la veille, dans un entretien à L'Expression.M.Arezki About avait en effet rappelé que les gens en Kabylie étaient habitués à ce genre d'actions.Le combat pacifique qui a caractérisé le mouvement culturel berbère depuis sa naissance a toujours pris le dessus sur toutes les tentatives de le pousser vers la violence.Ainsi, vers 13h, les deux marches se sont dispersées dans le calme laissant place au rythme habituel de la vie dans la ville de Tizi Ouzou.Les cafés et autres commerces sont restés ouverts au moment même où les marcheurs passaient par-là. Un fait qui renseigne amplement que la population est habituée à l'action politique.D'ailleurs, tout le mondel'aura remarqué, cette année, le dispositif sécuritaire a été des plus ordinaires.L'organisation des marches a incombé aux jeunes marcheurs. Dans l'après-midi d'hier, la ville des Genêts a renoué avec l'après-20 avril qui, pour beaucoup, est l'occasion de se rappeler les principes pour lesquels se sont battus les militants de la cause et de la population.Des rappels mais surtout un regard sur l'avenir de la langue amazighe.


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