La «Fête des cerises» démarre ce 3 juin!
La ville de Larbaa Nath Irathen renoue cette semaine avec une belle tradition agricole et culturelle qu’est la «Fête des cerises».
En effet, à partir du 3 juin, la ville entourée de hauts murs, l’ancien Fort National de la conquête et depuis l’indépendance Larbaa Nath Irathen, a cessé de célébrer cette manifestation ou du moins de lui donner l’importance qu’elle avait au départ, depuis «l’affaire» de la bastonnade et de certaines arrestations liées au déroulement de cette fête lors de la période du parti unique et de la pensée inique!
La fête est, comme elle l’a d’ailleurs toujours été, dans l’esprit des créateurs, un moment assez fort où le cerisier et la terre et le travail de la terre étaient glorifiés, mais pas seulement.
Larbaa a dans l’idée, d’abord et avant tout, de glorifier les géants de l’épopée libératrice et parmi eux Laimèche, le digne fils de Tizi Rached ou encore Abane le Jean Moulin de la Révolution de novembre, et d’autres héros comme Krim Belkacem, Ali Mellah. Larbaa Nath Irathen est la terre des héros, mais aussi une terre rude aux sols schisteux et maigres, nourrissant difficilement ses enfants qui sont obligés d’arracher leur subsistance. C’est tout cela que la «Fête des cerises» entend donner aux invités et aux visiteurs qu’elle accueillera en ces jours de festivités. Parler du cerisier c’est aussi parler des hommes qui ont fait l’histoire, la petite de tous les jours et la grande, celle qui nous permet aujourd’hui de vivre dans un pays libre!
Un riche programme est concocté à cette occasion par l’APC, avec notamment une animation folklorique, un carnaval pour enfants, du théâtre, de la danse, des arts martiaux et de la poésie qui alterneront avec les conférences scientifiques sur le cerisier et notamment ses maladies. Le capnoïde y sera ainsi débattu avec tout le sérieux et l’attention que requiert cet insecte qui est en train de faire de véritables ravages dans les cerisaies. Larbaa Nath Irathen qui tient à vivifier cette cérémonie entend mettre les petits plats dans les grands et faire connaître ainsi sa région et son histoire. Le cinéma ne sera pas en reste et les commerçants seront de la partie avec un concours de la meilleure vitrine.
Cette ville de montagne qui est naturellement belle se parera encore plus pour faire honneur à ses invités. Comme ses voisines Beni Yenni et Aïn El Hammam qui, elles, ont respectivement la «Fête du bijou» et la «Fête du tapis». La région semble vouloir mettre le cap sur un avenir assez intéressant, celui du tourisme!
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com