Selon les responsables locaux, cette situation a été induite par le blocage de l'accès au CET par les habitants du village Ihadathen, dans la bourgade de Draâ Sachem.La ville de Draâ El-Mizan, au sud de la wilaya de Tizi Ouzou, vit depuis une quinzaine de jours une situation des plus catastrophiques en matière d'environnement. En effet, ce chef-lieu de daïra offre déjà depuis longtemps un visage hideux et croule désormais sous les ordures en tout genre. Des monticules d'ordures ménagères, de gravats et autres objets hétéroclites se sont formés partout devant les immeubles, dans les quartiers, devant les établissements scolaires, au centre du marché des fruits et légumes et même devant les différents sièges des services publics?
Selon les responsables locaux, cette situation a été induite par le blocage de l'accès au CET (centre d'enfouissement technique) par les habitants du village Ihadathen, dans la bourgade de Draâ Sachem, à environ quatre kilomètres de la ville. Ces habitants ont recouru à cette action de blocage pour maintenir la pression sur les autorités, desquelles ils exigent des réponses concrètes à leurs revendications, dont la principale est le bitumage du chemin du village qui est impraticable.
Entre-temps, les ordures qui s'amoncellent dans les quartiers et les cités incommodent les habitants. En plus des odeurs nauséabondes, les rats et autres rongeurs ont proliféré ces derniers jours et arrivent aux portes des maisons. "Nous avons aussi remarqué que les chiens et chats errants sont attirés par toutes ces immondices et nous avons peur que nos enfants soient attaqués par ces bêtes. Depuis plus de dix jours, le camion de ramassage d'ordures n'est pas passé dans notre cité.
Pourtant, on voit des camions remplis d'ordures passer, sans savoir où ils déchargent leur chargement", explique un résident de la cité Emir-Abdelkader dite "les villas". Ce même décor s'offre également aux yeux dans tous les autres quartiers de la ville. Devant tant de désagréments, les habitants appellent les autorités locales à trouver une solution au problème et réagir le plus vite possible. On croit savoir que temporairement les ordures seraient acheminées au CET de Boghni avec des quantités réduites.
"En attendant que la revendication des habitants qui ont bloqué l'accès au CET soit prise en charge", explique une source locale, ajoutant que le projet du revêtement du chemin menant à Ihadathen jusqu'à la jonction avec la commune de Aïn Zaouia, précisément au village Bouhamou, a été confié à une entreprise, sans donner plus de précisions. "Une entreprise a déposé un camion de galets pour y réaliser un gabion dans un endroit menaçant d'affaissement sur notre chemin. Mais pour les autres aménagements, nous ne voyons rien venir.
En tout cas, nous sommes décidés à maintenir le cap parce que nous exigeons l'arrivée des engins qui lanceront ce projet tant promis, sinon nous ne lâcherons pas prise. Je rappellerai que les délais donnés par le maire sont dépassés depuis près d'un mois", a répliqué pour sa part un membre du collectif de villageois. Si ce projet n'était pas lancé, les décharges continueraient sans doute de grossir. Ce qui ne sera pas sans conséquence sur la santé des habitants.
O. Ghilès
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ghilès O
Source : www.liberte-algerie.com