
Voilà de retour les fermetures de routes et des sièges des mairies dans la wilaya de Tizi Ouzou après une accalmie de plusieurs semaines. Vendredi dernier, les habitants du village Issoutihen ont fermé la route reliant leur localité au chef-lieu de la commune de Maâtkas pour exprimer leur colère causée par la pénurie d'eau potable qui frappe leur localité depuis l'indépendance. Considérant que la commune de Maâtkas est l'une des plus défavorisées en matière d'infrastructures et de services, les habitants de ce village appellent les pouvoirs publics à leur venir en aide surtout que les élus locaux sont accusés de laisser-aller.La veille, jeudi dernier, dans l'autre versant de la wilaya, les habitants du village Mayache, chef-lieu de la commune de Mizrana ont fermé le siège de cette mairie quelques heures seulement après la visite du wali Brahim Merad. Les villageois ont recouru à cette action, affirment-ils, pour attirer l'attention du premier responsable de la wilaya en visite d'inspection, sur l'état désastreux de la polyclinique locale.En effet, les habitants de cette région, distante de quelque 50 kilomètres du chef-lieu de wilaya souffrent du manque d'infrastructures de base comme une vraie structure de santé. Leurs malades, déploraient-ils, devaient être transportés vers Tigzirt pour des urgences qui devaient être effectuées sur place.Coïncidant toujours avec la visite du wali Brahim Merad, une opération de sensibilisation a été effectuée par les citoyens de la daïra d'Ouaguenoun sur l'état des lieux déplorables vécus essentiellement en matière de santé. En effet, ces derniers ont interpellé le wali sur cette situation et ont exprimé leur colère de l'annulation de la construction de l'hôpital initialement inscrit pour la région.En fait, ces trois événements coïncident avec les visites du wali qui a entamé un véritable marathon pour diagnostiquer l'état des lieux et mettre au point des solutions efficientes. Une lecture de ces actions de colère met en évidence un fait avéré qui dure depuis plusieurs années. Les populations ne se font pas entendre par un autre procédé que celui de la fermeture des routes ou des sièges d'administrations. Le wali a donc eu à le vérifier de visu en étant interpellé directement par les citoyens qui semblent griller les élus locaux. Ce ne sont donc pas les problèmes quotidiens qui sont derrière les actions mais l'absence de canaux de dialogue avec les responsables.Enfin, il est à noter que le wali Brahim Merad a, dans l'optique de donner une dynamique au développement local, mis sur pied 12 commissions dont la mission est de diagnostiquer les problèmes et de mettre au point des solutions efficientes. D'aucuns estiment donc que la réussite de ce travail passe par la solution à ces fermetures des routes et des sièges de daïras.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel BOUDJADI
Source : www.lexpressiondz.com