Tizi-Ouzou - Revue de Presse

La présidente de la fédération d'Algérie du CMA : « La légitimité des deux congrès sera tranchée par la justice française »



Une bataille juridique semble se profiler pour les semaines qui viennent entre les animateurs des deux congrès sur tamazight qui ont tenu leurs travaux en rangs dispersés à Meknès (Maroc) et à Tizi Ouzou (Algérie). Tizi Ouzou. De notre bureau « Etant donné que l'ONG siège en France et est agréée par l'Etat français, c'est la justice de ce pays qui tranchera sur la légitimité des deux congrès », a déclaré Mlle Ferroudja Moussaoui, présidente de la fédération d'Algérie du CMA et vice-présidente du bureau mondial, lors d'une conférence de presse organisée au siège de la CADC. Pour ce faire, le choix du Marocain Rachid Raha à la tête de la première présidence n'est pas fortuit. En sa qualité de président de la fédération de la diaspora berbère, il échoirait à M. Raha la mission de défendre son clan au procès. Bien que le taux d'adhésion, qui est des 3/4 des membres de l'ONG, n'était pas atteint pour l'organisation de ces 5es assises et en l'absence des membres du bureau sortant, le congrès a été tenu, contre vents et marées, au siège des archs qui ont mis la logistique nécessaire à cet effet. Afin de légitimer ce congrès, les participants ont avancé des arguments d'ordres juridique et organique. « Nous sommes partis du principe de convier toutes les associations qui ont un lien avec le combat du CMA, mais nous avons tenu compte surtout de la disponibilités des 5 associations qui ont payé leurs cotisations au congrès », justifie un participant.Il incombe en outre au pouvoir algérien la responsabilité d'avoir amputé le congrès de Tizi Ouzou des membres du bureau mondial, en refoulant un bon nombre de congressistes à l'aéroport et au port d'Alger. Au total, selon la même source, ce sont 75 participants notamment du Maroc, de Hollande, d'Espagne, du Niger, du Mali, de Tunisie et de France qui ont été empêchés de rejoindre Tizi Ouzou. Sur le plan juridique, les congressistes légitiment leur action par la décision du 4e congrès, tenu en 2004, où « le président sortant, Belkacem Lounès, avait déclaré lui-même au terme des travaux que le prochain congrès sera organisé en Algérie ». A l'issue des travaux de ce congrès bis qui s'est tenu à Tizi Ouzou, les participants ont vivement recommandé l'organisation d'un congrès extraordinaire dès que les conditions le permettent afin, estiment-ils, de renforcer l'organisme. Notons enfin que Outalet Brahim El Hocine a été élu à la tête de la fédération du Maroc.
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