Les services de la police judiciaire ont procédé à une vaste opération contre les diverses formes de criminalité qui sévissent à travers la wilaya de Tizi Ouzou.
Un bilan émanant de ces services fait état de 185 affaires rien que pour le mois d'août. Les affaires relatives aux crimes et les agressions contre les personnes et leurs biens relevant de la petite délinquance se réservent la part du lion avec 168 cas alors que les infractions relatives à la législation des stupéfiants et substances psychotropes sont estimées à 17 affaires.
Pour faire face à cette montée vertigineuse de la délinquance en milieu urbain, les services de la police ont effectué pas moins de 738 opérations coups de poing dans différents quartiers sensibles.
Parallèlement à ce décor fait d'agressions diverses, les mêmes services ont eu également à se pencher sur l'autre délinquance non moins calamiteuse qui sévit sur les routes de la wilaya.
Le mois d'août dernier a, selon ce bilan, connu 30 accidents de circulation où 49 personnes ont été blessées et une décédée.
Une vingtaine de mises en fourrières, 718 contraventions et 102 retraits de permis ont été prononcés à cet effet. Le secteur du commerce, quant à lui, ne déroge pas à la règle.
Il y sévit une forte proportion à déroger à la réglementation. Quatorze commerces et débits de boissons alcoolisées ont été fermés durant le même mois.
En effet, la situation ne prête guère à l'optimisme. L'insécurité demeure toujours, malgré la présence des services de la police, très présents à travers les communes, les routes et surtout les quartiers des villes.
Cette détérioration de la situation sécuritaire se trouve hélas renforcée par l'état économique délétère de la wilaya de Tizi Ouzou. Le chômage galopant sévit parmi la frange jeune jetant un grand nombre entre les mains de groupes organisés de malfaiteurs.
Une situation qui ne laisse cependant pas les populations indifférentes. Durant le mois d'août, des cas de crime ont été recensés à travers la wilaya. Un jeune a été tué à Oued Aïssi alors qu'un autre a connu le même sort deux jours auparavant à Béni Douala.
Deux cas qui ont fait monter la colère parmi les villageois qui ont intervenu pour se faire justice eux-mêmes. Des cas qui avertissent d'un danger d'une autre nature: la justice de la rue.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel BOUDJADI
Source : www.lexpressiondz.com