Brahim Tayeb
«C'est une sorte de réconciliation de la jeunesse avec son histoire pour rappeler, justement, que le peuple algérien a payé au prix de sa vie et dans sa chair la libération de son pays», nous a confié Brahim Tayeb.
La Radio nationale a organisé, avant-hier au niveau de son auditorium Aïssa-Messaoudi, un concert de musique kabyle qui a drainé beaucoup de monde. Cet événement a eu lieu à l'occasion de la commémoration des massacres du 8 Mai 1945 à Sétif, ainsi que la célébration du 50e anniversaire de l'Indépendance nationale, (1962-2012). La Radio algérienne a ainsi vibré au cours de cette soirée au rythme de la musique amazighe avec ses différentes déclinaisons linguistiques régionales, en invitant une pléiade d'artistes talentueux à l'image de Fatima Belhadj, Amel Bent, Djamel Isli, Brahim Gayeb et le célèbre chanteur Brahim Tayeb pour donner à écouter un florilège de chants populaires en reprenant des grands titres des maîtres Chérif Kheddam, Takfarinas, Djamel Allam ou encore Hadj M'hamed El Anka. Un récital musical et poétique qui ravira plus d'un. «C'est une émission de la Chaîne II. Le principe est d'encadrer des jeunes talents de toutes les régions berbérophones: Kabylie, Châouie, Tassili Hoggar (touareg), M'zab.» «Et les Chleuh'» On n'a pas encore de candidat en ce sens mais on va aller chez eux. Là, nous prenons les meilleurs. Il y a un top 12 qui se fait chaque semaine.» C'est le principe de l'émission qui passe tous les samedis de 20h à 22h. Je suis le concepteur de l'émission» nous a confié, dans les coulisses, Hakim Lemdani. Et de renchérir: «J'encadre des jeunes qui sont suivis, corrigés etc, ce n'est pas une école. Ce soir ils vont se mêler à des artistes confirmés. Et puis nous finissons par une guest star, Brahim Tayeb, qui est à la fois, entre l'ancienne et la nouvelle génération et puis c'est un excellent parolier. Ce sera un exemple. Il y a aussi Djamel Izli de Ghardaïa, Amirouche de Tizi Ouzou. Ils vont interpréter des anciens titres cultes populaires. Nous avons des titres leçons. Des chansons à plusieurs valeurs, pas seulement la révolution, mais aussi la nature, l'amour, la vertu, l'ouverture d'esprit etc, la mémoire collective que recèlent tous ces contes et légendes. Toutes les belles valeurs que nous partageons vont être chantées sous la direction du chef d'orchestre dirigé par Salem Karouche.» Rencontré aussi dans les coulisses avant de monter sur scène, Amel Zen, la participante à la première édition de Alhane oua Chabab, qui prépare actuellement son album, nous a avoué: «C'est un honneur pour moi de participer à cet événement historique en hommage à nos ancêtres et à nos martyrs, donc à l'occasion du 67e anniversaire du 8 Mai 1945 on a présenté des artistes qui sont venus un peu partout de Kabylie. Cela nous fait plaisir d'être cette relève artistique pour un aboutissement positif Incha Allah. Je ne fait pas partie du concours.» Et d'ajouter: «Le 8 Mai 1945 est une date où l'Algérie a connu un bain de sang, une injustice. C'est la moindre des choses de participer avec sa voix, son instrument ou en donnant quelque chose, on ne pourra jamais donner assez pour le sang des martyrs.» Amel Zen enregistre actuellement son premier album en autoproduction et espère le faire sortir cet été, nous confiera cette jeune architecte téméraire. Pour sa part, Brahim Tayeb, la guest star de la soirée qui parraine les jeunes talents à l'occasion de la commémoration du 8 Mai 1945, il s'agit de faire d'une pierre, deux coups. «C'est une sorte de réconciliation de la jeunesse avec son histoire pour rappeler justement que le peuple algérien a payé de sa vie et dans sa chair la libération de son pays. Je vais clôturer cette soirée en hommage à ces martyrs et tout le peuple algérien martyrisé par le colonialisme et se rappeler surtout les événements tragiques qui se sont déroulés à Sétif, Guelma et Kherrata. Dans le mouvement de libération de l'Algérie, il y a eu aussi des artistes qui ont accompagné cette lutte. Chérif Kheddam fait partie des piliers de la chanson algérienne. Mon programme fera ce lien de 1945 jusqu'à maintenant et après. Car ces jeunes sont censés être les stars de demain qui porteront le flambeau de la chanson algérienne.»
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : O HIND
Source : www.lexpressiondz.com