Tizi-Ouzou - A la une

La mort d'Albert Ebossé



La mort d'Albert Ebossé
La mort du joueur camerounais de la JS Kabylie, Albert Ebossé, au stade de Tizi Ouzou, le 23 août dernier, à l'issue d'un match de football, a marqué l'année sportive 2014.Au-delà de la gravité du fait en lui-même, c'est la question de la violence dans les stades algériens qui est posée avec acuité. Un problème que les autorités, malgré ce précédent très grave, n'arrivent toujours pas à régler jusqu'à aujourd'hui, puisque des incidents ont été relevés dans d'autres stades par la suite. Albert Ebossé, âgé de 24 ans, était un joueur aimé des supporters du club de Tizi Ouzou en particulier, mais aussi de ceux des autres régions du pays. Comment n'aurait-il pas pu l'être, alors qu'il avait été, la saison passée (2013 ? 2014), sacré meilleur buteur du championnat.En l'espace de quelques mois seulement, après son arrivée en Algérie, il avait réussi à s'imposer comme étant l'un des meilleurs joueurs du championnat national. Mais, en ce jour du 23 août, à l'occasion de la seconde journée, juste après le coup de sifflet final de l'arbitre du match JSK ? USMA, où le club algérois s'est imposé sur le score de deux buts à un ? le but de la JSK ayant été inscrit par Ebossé, sa dernière réalisation ? le Camerounais s'écroule à l'entrée des vestiaires. Il décède quelques instants plus tard. L'autopsie effectuée à l'hôpital de Tizi Ouzou a conclu, d'après un communiqué du procureur, à «un traumatisme causé par un objet contondant et tranchant, ayant provoqué une hémorragie interne».L'enquête est toujours en cours et cette affaire continue à défrayer la chronique, notamment après les «révélations» fracassantes, à la mi-décembre, d'un médecin camerounais qui a effectué une seconde autopsie et dans laquelle il conclut à une «mort suite à une agression brutale». Entre-temps, le championnat s'est arrêté pendant près de trois semaines avant de reprendre. Son club, la JSK, est obligé d'évoluer pendant toute la saison en dehors de ses bases et à huis clos. Il devra faire l'impasse aussi, pendant deux saisons, sur les compétitions africaines. Cette affaire a davantage terni l'image du football «professionnel» algérien. D'autant plus qu'apparemment, la mort d'Ebossé n'a pas servi de leçon.


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