Après une relative stabilisation observée durant le mois de juillet, les prix des fruits et légumes enregistrent, ces deux dernières semaines, une hausse vertigineuse à Tizi Ouzou. Un phénomène qui ne manque pas d'exaspérer les habitants, qui font face à une conjoncture des plus difficiles suite aux incendies et qui s'apprêtent à affronter la rentrée scolaire avec son lourd lot de dépenses.Lors d'une virée dans plusieurs espaces commerciaux populaires, le constat est quasiment le même. De Tizi Ouzou en passant par Draâ Ben Khedda, Ouadhias, Boghni, Tizi Ghennif (sud de la wilaya), les ardoises affichent des chiffres à donner le tournis.
Au marché de Draâ Ben Khedda, pourtant connu pour être l'espace commercial où les prix sont habituellement à la portée du consommateur, la tomate, un produit incontournable dans la cuisine, est cédée entre 100 DA et 150 DA le kilo, les haricots verts entre 200 et 250 DA.
Le prix de la laitue ne descend pas en dessous de 140 DA, alors que le poivron a atteint déjà 160 DA, tandis que la pomme de terre s'affiche à 80 DA le kilo. Comparativement aux prix affichés il y a quelques semaines, les prix de ces produits ont tout simplement triplé pour certains et quadruplé pour d'autres. Même les fruits de saison sont devenus subitement inabordables.
La pastèque qui était cédée il y a quelques jours seulement à 25 DA le kilo s'affiche désormais entre 50 DA et 70 DA, alors que le melon est à 60 DA, le raisin entre 150 DA et 300 DA selon la variété.
La pomme est fixée entre 250 DA et 400 DA, alors que la nectarine est cédée entre 400 DA et 700 DA.
C'est dire que la ménagère peine à trouver les légumes à mettre dans sa marmite. "Depuis quelques jours, on ne peut plus remplir son panier avec 2000 DA. On ne sait pas si ce sont les contrôles qui manquent ou ce sont les produits qui se raréfient", s'interroge, dépité, Hocine, un client habituel du marché de Draâ Ben Khedda.
De leur côté, les marchands détaillants jettent la balle dans le camp des grossistes. "Au marché de gros, les grossistes ne nous laissent pas le temps de négocier certains prix", tente d'expliquer, pour sa part, un marchand de légumes à Boghni.
Les légumes secs n'échappent pas aux hausses des prix. Les haricots blancs, les lentilles et les pois chiches ont subi une augmentation d'environ 20%.
O. Ghilès
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ghilès O
Source : www.liberte-algerie.com