Tizi-Ouzou - Revue de Presse

La Kabylie souffre de la rumeur



Les terroristes ont-ils réussi à installer la psychose ? Alors que le ramadan touche à sa fin, avec son lot d’actes terroristes sanglants et d’actes de malfaisance de toutes sortes en Kabylie, l’approche de l’Aïd El- Fitr s’accompagne lui aussi, dans la région, d’une chape d’angoisse, relayée il est vrai par la rumeur. Ainsi, dans la région de Dellys, à l’est de la wilaya de Boumerdès, des citoyens nous ont contactés pour dire que, «depuis un certain temps, des terroristes font pression sur les gens rencontrés au hasard dans les villages et hameaux excentrés et isolés, pour leur faire des prêches que l’on pensait disparus depuis des lustres. Dans ces prêches, toujours selon les mêmes sources, les terroristes insisteraient sur l’interdiction de parler, de fréquenter ou même de rendre le moindre service aux «taghout», entendre par-là à tous ceux qui sont considérés comme des impies car travaillant dans une structure de l’Etat. Ils citeraient dans la liste de leurs «interdits» les policiers, les gendarmes et les autres fonctionnaires. Les gens sont encore abasourdis par ces faits qui, s’ils s’avèrent exacts, nous ramènent aux pires moments du terrorisme. La région de Dellys avait, rappelons-le, vécu des années de braise au début du chancre terroriste. Aujourd’hui encore, on signale que des groupes dépendant du GSPC font presque la loi dans les hameaux isolés des régions de Dellys, Baghlia, Taourga et Bordj Menaiel. Plus à l’est, dans la wilaya de Tizi-Ouzou, c’est apparemment la jonction du banditisme avec le terrorisme qui fait planer la peur sur les citoyens. Ainsi, outre les faux barrages dressés ici et là pour, généralement, le vol de véhicules, les citoyens signalent des passages d’éléments armés, notamment dans la région de Beni Zmenzer (daïra de Tizi-Ouzou).Des citoyens ont effectivement signalé aux autorités le déplacement, dans la nuit du 21 octobre, d’un groupe d’une dizaine d’éléments armés et vêtus de tenues militaires. Ces terroristes qui se rendaient du côté des villages voisins de la daïra de Beni Douala, auraient emprunté le chemin menant de Taourirt Bekour, dans les Beni Zmenzer, vers le hameau de Aït Ouchen, ou ses environs. Pendant ce temps, les vols sont légion. Ainsi, du côté d’Akbil (daïra d’Aïn El Hammam), plus précisément dans les environs du hameau d’Aït Djemaa, c’est un père de famille qui aurait été braqué par deux individus armés d’un fusil à pompe et d’un pistolet. Le citoyen qui était accompagné de son enfant, a été délesté d’une somme de 100.000 DA et de son mobile. Par ailleurs, du côté de Tizi-Rached, c’est un camion frigorifique qui a été volé à un citoyen, toujours ce 21 octobre, vers 8h du matin. La région, propice de par son relief aux coups de main et autres faux barrages, se doit de se secouer et de lutter contre la psychose. M. Chabane
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