Depuis mercredi, une vague de chaleur sans précédent règne sur les monts du Djurdjura et ses vallées. Certains curieux affirmaient que dans certains endroits, la température avait atteint les 48° C. Cette vague de chaleur qui coïncide avec le mois de jeûne n'est pas pour arranger les choses. Déjà en temps ordinaire, les températures qui sévissent depuis quelques jours ne sont pas supportables pour les catégories vulnérables. Hier, toutes les structures sanitaires ont été envahies par des urgences causées justement par cette hausse du mercure. Premières victimes de cette canicule: les malades chroniques. Cette catégorie souffre énormément. Cette chaleur qui a dramatiquement touché les catégories vulnérables comme les malades chroniques et les vieux s'est trouvée amplifié par le phénomène habituel en cette période estivale. Les feux de forêts ont joué un rôle important dans la hausse de la température, ces trois derniers jours. En effet, plusieurs foyers d'incendie ont été signalés à travers la wilaya de Tizi-Ouzou. Une fumée intense a pénalisé les habitants des villages et communes avoisinantes. L'air était irrespirable dans les alentours les plus proches de ces incendies. Sur un autre volet, les températures caniculaires ont pénalisé une grande catégorie de citoyens: les travailleurs sur chantier. Cette frange de la population activant essentiellement dans le bâtiment a véritablement souffert. Au niveau des centres de santé, la majeure partie des évacuations d'urgence était des gens de cette catégorie. Cette ruée vers les urgences s'en trouve même renforcée par l'obligation de jeûner. Certaines personnes travaillent sur chantier en plein soleil sans boire une seule gorgée d'eau. Certains affirment même qu'ils s'étaient résignés à rompre le jeune car n'en pouvant plus. D'ailleurs, les cas d'urgence signalés au niveau des centres de santé souffraient de déshydratation aiguë. Enfin, selon des personnes âgées, la chaleur qui sévit de nos jours n'a jamais été connue jadis. Un vieux nous expliquera d'ailleurs que dans le temps, la chaleur n'avait pas ces effets désastreux sur la santé de l'individu. Elle n'empêchait pas non plus les gens de respirer. Ces périodes de canicule s'intégraient dans les cycles naturels de l'année. Cette période appelée smaïem, dans la langue kabyle se caractérisait par des grosses chaleurs. La nature en avait besoin, raconte notre interlocuteur. Celle-ci aidait les figues, les raisins, les figues de Barbarie à mûrir. D'ailleurs en observant la chaleur de ces dernières années, ignorant totalement les études sur les effets de serre, notre vieux constate avec amertume que la nature est malade.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel BOUDJADI
Source : www.lexpressiondz.com