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La fille est décédée en 2010 dans l'enceinte du CEM de Tizi-Rached (TIZI OUZOU) Que la lumière soit faite sur 'Tafat !



La fille est décédée en 2010 dans l'enceinte du CEM de Tizi-Rached (TIZI OUZOU)                                    Que la lumière soit faite sur 'Tafat !
Son père veut juste attirer l'attention de tous les responsables afin que d'autres enfants ne soient plus victimes d'une telle fatalité.
Ali Kalem, surveillant général au lycée de Tizi-Rached, une daïra de Tizi-Ouzou n'arrive toujours pas à panser sa blessure qui corrode son corps depuis le jour du décès de sa fille Tafat. Près de deux ans après, la disparition tragique de son bout de chou hante encore son esprit et intensifie son amertume. Afin d'apaiser un tant soit peu sa persistante mélancolie, il veut que la lumière soit faite sur la mort de sa fillette' Tafat !
Le but recherché à travers sa demande est que d'autres collégiens ne soient plus victimes d'une telle fatalité. Les faits remontent au 30 septembre 2010 aux environs de 13 heures où, à sa sortie du réfectoire, Tafat Kalem, élève du CEM Metrek Ouamar de Tizi-Rached, fit une chute brusque dans la cour de l'établissement. Elle n'était pas bien lotie ce jour-là, malheureusement ! La chance n'était pas de son côté. Car, l'endroit où elle était tombée était un chantier avec des crevasses sur lequel jonchaient des matériaux de construction, des barres de fer, de la ferraille, des planches pleines de clous'Par terre, sa tête heurta une barre de fer devant le regard médusé de ses camarades. L'une d'elles courut alerter l'administration et l'informa de l'accident. Un responsable lui répondu, selon les dires du père, avec froideur et insouciance déconcertantes : 'Qu'elle se relève''. Il ne juge aucunement utile de se déplacer pour s'enquérir de l'état de son élève ! Il faillait attendre l'intervention immédiate de l'oncle de la fille, factotum dans ce CEM qui, en allant vers son atelier, a été informé de l'incident par les élèves. Il l'a prise aussitôt dans ses bras en se dirigeant vers le couloir de l'administration pour la secourir. Evacuée à bord de la voiture d'un enseignant à la polyclinique, elle n'a pu être sauvée. Hélas, les jours de Tafat dans cette vie étaient déjà comptés. L'impérieuse destinée en avait décidé ainsi.
Il était écrit que Tafat ne soit plus de ce monde dès l'âge de 12 ans. Hasard de calendrier ou ironie du sort, en réponse à une requête des parents, une commission de l'éducation de l'APW se trouvait le jour-même dans l'établissement pour s'informer sur les conditions dans lesquelles vivent les élèves. 'L'affaire a été étouffée par les responsables qui ont évoqué la crise cardiaque comme cause du décès', affirme, désemparé le père de Tafat. Selon M. Kalem, ce n'était pas de l'avis du médecin légiste de l'hôpital de Tizi Ouzou, qui, dans son rapport final de l'autopsie, mentionne une ' 'mort suspecte' !
Suite à cela, le procureur de la République de Larbaâ Nath Irathen a instruit les services de sécurité de Tizi-Rached pour l'ouverture d'une enquête. La direction de l'éducation a, elle aussi, envoyé une semaine plus tard, précise Ali Kalem, une commission composée du secrétaire général et du chef des services de scolarité 'mais aucune suite n'a été réservée à cette affaire'. Sa rencontre avec le chef de cabinet et sa demande d'une commission d'enquête ministérielle au premier responsable du secteur se sont avérées, explique-t-il, des démarches vaines.
Aujourd'hui, le père de Tafat souhaite que tous les responsables concernés se penchent sur ce dossier et déterminent les circonstances de la mort de sa fille. Si Tafat a achevé son très court séjour dans cette première vie, un autre encore plus long et plus joyeux Inchallah l'attend au paradis. C'est là-bas qu'elle compte accueillir ses parents et sa famille qu'elle a quittés à brûle-pourpoint'
B. K.
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