Les préparatifs se poursuivent jusqu'aux dernières minutes du lancement de la campagne électoraleLes réunions se multiplient. Jusqu'à ce soir au sein des directions des partis et de leurs bases pour donner les dernières directives à suivre pour les candidats.
C'est l'état d'alerte générale chez les partis politiques. Ces derniers sortent l'artillerie lourde pour mener la bataille électorale sur le terrain. A la veille du lancement de cette campagne pour les élections locales du 23 novembre prochain, qui s'étalera sur 21 jours, les états-généraux des partis affûtent leurs armes et font dans la démonstration de force. Ministres, députés, candidats et militants sont tous appelés à monter au front. Les structures locales, même les plus éloignées, sont mobilisées. Les préparatifs se poursuivent jusqu'aux dernières minutes du lancement de la campagne électorale. Qu'ils soient de l'opposition ou de la coalition, grands ou petits, tous les partis sont à cheval pour affiner leur plan de campagne durant ce week-end. Les réunions de coordinations se multiplient au sein des directions des partis et de leur base pour donner les dernières directives à suivre pour les candidats. Pour les partis, pas question d'ignorer le moindre détail. Le discours politique, le programme électoral, les slogans, les thèmes qui seront abordés, toutes ces questions ont été passées au peigne fin par les directions des partis. Ces derniers ne lésinent pas sur les moyens pour mener une campagne coriace. Des directions de campagne ont été installées à tous les niveaux pour veiller au bon déroulement de l'opération. Afin de transmettre le message à un plus grand nombre d'électeurs et de militants, certains partis ont pris d'assaut la Toile en communiquant en temps réel leurs activités. «En ce moment (hier) réunion de préparation de la campagne des élections locales de novembre prochain avec la section du PT à Mohammadia, wilaya d'Alger», écrit le député Youcef Taâzibt du Parti des travailleurs sur sa page Facebbok. «Réunion du directoire de campagne de wilaya au bureau régional de Tizi Ouzou, jeudi 26 octobre 2017», annonce la députée Leila Hadj Arab. «A l'instant, à la Maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou où les candidats du FFS prêtent serment pour un mandat debout aux côtés de la population...», écrit le FFS sur sa page. Des affiches des candidats et des slogans des partis envahissent les réseaux sociaux. Autrement dit, les partis ont mené une double bataille sur le terrain et sur le monde virtuel. L'événement vaut bien la chandelle. Surtout avec la participation de plus de 53 partis politiques qui rend la compétition plus rude et compliquée. L'enjeu de cette élection n'est pas uniquement local mais joue un rôle prépondérant dans les prochaines échéances. Le secrétaire général du FLN, Djamel Ould Abbès l'a très bien illustré lors de l'installation de la direction de campagne le mardi dernier au siège du parti. «Les élections locales sont importantes pour la prochaine présidentielle», a-t-il proprement déclaré devant son état-major et la presse. La proximité du timing de cette élection qui intervient à peine deux ans avant la présidentielle de 2019 lui donne un cachet spécial et une importance capitale. D'ailleurs, c'est la première fois dans l'histoire politique du pays qu'une élection locale suscite autant d'intérêt et de participants. Même ceux qui boycottent d'habitude les locales ont renoncé cette fois-ci. A l'exception du parti Jil El Djadid, tous les partis grands ou petits, vieux ou nouveaux, sont partants pour reconquérir les 48 assemblées populaires de wilayas et les 1541 Assemblées populaires communales. A partir de demain et pendant 21 jours, les partis politiques vont sillonner le pays de long en large à la recherche des voix pour assurer un bon score au scrutin. La scène politique nationale qui assistera ainsi à un défilé des acteurs politiques va sortir de sa torpeur. vu le contexte politique et économique marqué par la crise financière et l'épuisement du Fonds de régulation des recettes, le test sera difficile pour les partis. Ces derniers doivent apporter des solutions à la crise et donner des alternatives pour la création des richesse et la relance du développement au niveau local. Ce qui n'est pas une sinécure. En tout cas, ce qui est certain, cette campagne assistera à une confrontation entre les partis de la coalition et ceux de l'opposition. Les deux parties vont s'échanger des tirs croisés pour tenter de renforcer leur crédibilité auprès des électeurs.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nadia BENAKLI
Source : www.lexpressiondz.com