Le village d'Imaloucene, dans la commune de Timizart, wilaya Tizi Ouzou abrite, depuis samedi, la 4e édition de la Fête du lait à laquelle ont pris part des producteurs locaux mais aussi des fabricants de produits dérivés ainsi que les produits agricoles.Lors de l'ouverture, le président du comité de village d'Imaloucène, Iamrache Aomar, a rappelé la nécessité de définir une stratégie à long terme pour assurer une pérennité à cette filière qui nourrit des milliers de familles."Il est important que les collectivités, l'administration locale et les pouvoirs publics apportent un soutien franc à cette fête qui prend de l'ampleur d'année en année pour devenir un rendez-vous incontournable pour les filières lait et élevage", a-t-il indiqué. Pour l'orateur, la fête du lait a été conçue comme un rendez-vous à trois dimensions. "Il s'agit d'un carrefour économique qui permet de réunir les acteurs agissants du secteur de l'agriculture, particulièrement ceux de la filière lait et une occasion de valoriser ce métier et d'échanger les expériences autour des potentialités du secteur. C'est aussi une célébration culturelle, à travers laquelle nous valorisons nos traditions et nous réaffirmons notre attachement à notre culture millénaire. Enfin, c'est un rendez-vous social qui réunit les familles du village et leurs hôtes en toute convivialité", a-t-il déclaré en précisant : "Cependant, nous ne pouvons pas passer sous silence toutes les grèves et les manifestations des agriculteurs de la région qui révèlent un certain malaise dans la filière. Cela incite tous les acteurs à ouvrir un dialogue serein autour de toutes les contraintes rencontrées sur le terrain et d'apporter des solutions raisonnables et consensuelles. Les autorités sont plus que jamais interpellées pour prendre conscience des difficultés que vivent les agriculteurs et protéger leur métier". De leur côté, les producteurs locaux que nous avons rencontrés ont déploré la cherté de l'aliment de bétail. "Nous faisons face à la cherté de l'aliment de bétail et au monopole du marché noir. C'est un marché qui doit être régulé par l'Etat pour mettre fin à la spéculation", nous dira Iamrache Ali, un laitier de la région. Pour un autre producteur, la baisse du prix du pétrole amènera peut-être l'Etat à accorder plus d'intérêt à cette filière et à encourager les producteurs.K. Tighilt
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Tighilt Kouceila
Source : www.liberte-algerie.com