Tizi-Ouzou - A la une

La doyenne s'est éteinte à 104 ans



La doyenne s'est éteinte à 104 ans
Il est des régions où la longévité n'est pas une exception. En effet, le sud de la wilaya de Tizi-Ouzou est la région qui compte le plus de doyens et de doyennes. Que de fois avons-nous lu et appris que tel village de cette partie de la wilaya a enterré l'un (ou l'une) de ses concitoyens dépassant largement la centaine d'années. C'est ainsi que cette semaine nous avons appris le décès de la doyenne, encore vivante jusque-là, de la wilaya de Tizi Ouzou. Elle s'est éteinte, à Ouadhias, à l'âge de 104 ans en gardant toute sa lucidité. Il s'agit de Bachouche Fatima née Kouaou, qui est partie sans trop souffrir rejoindre Son Créateur. La femme de Da Lahcène, que sa progéniture (ses trois filles et ses trois garçons) appelle encore Jida Fatima, a donné naissance à sa première fille alors qu'elle n'avait que 18 ans (née en 1912), à l'image de toutes les jeunes filles de son époque qui se mariaient très jeunes. Depuis, elle a vu grandir toute sa descendance, parfois dans la joie que procure une naissance. Mais aussi dans l'amertume et la tristesse de voir le compagnon de sa vie des bons et mauvais moments traversés unis, comme ils avaient prêté le serment de fidélité, partir et la laissant veuve, ou encore ses trois premiers enfants (deux filles et un garçon) la quitter et mais put se consoler par la présence de leurs enfants et petits- enfants à travers leur ressemblance. Elle a eu à connaître toutes les vicissitudes de la vie mais aussi les moments de bonheur d'être entourée par les siens jusqu'à son dernier souffle. Elle a aussi connu toutes les guerres, alors enfant celle de 1914-1918, maman de quatre enfants celle de 1939-1945 et enfin la guerre de libération nationale qui l'a durement affectée comme toutes les Algériennes qui voyaient les meilleurs de leurs enfants prendre les armes et le maquis, pour libérer le pays du joug colonial. Elle réussit à élever ses enfants dans la dignité en leur inculquant la bonne éducation qui fait d'eux des femmes et des hommes respectables à Ouadhias ou ailleurs où ils vivent et travaillent. D'ailleurs cela a été perceptible lors de son enterrement où une foule nombreuse était venue des quatre coins du pays lui rendre un dernier et vibrant hommage et exprimer sa compassion et son soutien à ses enfants et petits-enfants.
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