Les préparatifs au niveau des sections communales vont bon train. Parallèlement, dans les coulisses, les combats entre prétendants à la fonction de maire font rage. Mais entre-temps, les candidats n'ignorent pas que l'électeur, à ce niveau local et après 20 années de pluralisme, est très exigeant. Les bilans des précédentes assemblées sont à défendre pour les candidats qui voudront renouveler leurs mandats alors que les nouveaux doivent bien proposer des projets. Les citoyens, eux, ont leur idée sur les bilans des uns et les promesses des autres. En attendant ce rendez-vous important pour la gestion de la collectivité locale, il se passe beaucoup de choses que l'électeur ne voit pas à présent.
Les relations familiales, les relations personnelles, les comités de villages et les appartenances tribales sont de vrais ascenseurs capables de mener vers l'assemblée. Cette étape semble très importante pour se placer aux premières places des différentes listes. Certains prétendants, que nous avons pu approcher, affirment que les premières places sont largement tributaires des soutiens au niveau des villages, des familles et des tribus. Viennent ensuite, les compétences personnelles et les orientations partisanes.
De l'autre côté des populations, les annonces de candidatures vont bon train. «Tu sais mon garçon, les gens et la commune ont besoin d'un fils de bonne famille. Soucieux du bien des autres. S'il lui manque des connaissances, la population va certainement l'aider. On n'a pas besoin d'un Bill Clinton ici. C'est juste une petite commune», affirme, un homme à la soixantaine rencontré au chef-lieu de la commune de Makouda. En effet, au niveau des communes, les attentes sont les mêmes pour toutes les catégories d'âge. L'eau potable, l'assainissement, les routes et les pistes résument les plus importants besoins des populations.
«Moi, je voterai pour le candidat issu de mon village. Je ne voterai pas pour un autre qui va travailleur pour les siens», tranche Amar, un jeune à Agouni Oufekous. Cette tendance à choisir le plus proche de soi est de plus en plus présente dans les esprits. Beaucoup de témoignages font, en effet, état de maires qui ont exclusivement travaillé pour l'amélioration de leurs villages au détriment des autres. En fait, si les tractations ont bel et bien commencé au niveau des sections, il n'en demeure que seuls les ballons-sondes parviennent actuellement aux populations. «Je ne sais pas encore qui va se porter candidat. Je vois que les sortants sont en train d'embellir les trottoirs et de courtiser les populations. C'est tout ce que je vois. En tout cas moi, je ne vote plus», jure un autre jeune qui affirmait avoir échoué dans sa tentative de harga.
En fait, les candidats issus de ces tractations devront se résigner en fin de compte à un seul constat. Pour convaincre les électeurs, il leur faudra un nouveau langage. «Gagner la confiance des citoyens n'est pas chose facile. Moi, je conseille aux candidats de ne pas faire de fausses promesses. Ils gagneraient plus en faisant participer les comités de villages et de quartiers à la gestion des affaires de leurs communes», affirme Hacène, un jeune diplômé en sciences commerciales.
En tout état de cause, jusqu'à hier, les tractations et les jeux de coulisses n'ont fait émerger aucun candidat officiellement déclaré. Les semaines qui viennent seront certainement animées.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel BOUDJADI
Source : www.lexpressiondz.com