Moins d'une année après leur installation officielle par une décision ministérielle, les membres de la commission des ?uvres sociales, COS, de l'université Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou, UMMTO, viennent de claquer la porte et de dissoudre ladite commission. Dans une déclaration rendue publique, les démissionnaires ont motivé leur décision essentiellement par le fait que "le premier responsable de cette commission des ?uvres sociales refuse d'exécuter des PV de la commission d'enquête ministérielle"."Dix mois après le début des travaux par les membres de la commission, la situation de blocage est à son paroxysme et ne cesse de s'exacerber de jour en jour à cause de ce refus d'exécution des PV", ajoutent les membres de ladite commission dans leur document. Tout en affirmant faire face une pression terrible mais, estiment-ils, "légitime et compréhensible" exercée par les syndicats des travailleurs, les rédacteurs de la lettre ont déploré "le silence énigmatique de l'autorité suprême de l'université, seule capable pourtant de mettre un terme à cette situation catastrophique".
Allant un peu plus dans le fond de ce blocage, les membres de cette commission désormais dissoute, affirment avoir "hérité d'une gestion des plus approximatives de la part de l'ancienne structure de gestion avec, entre autres, des PV présentés par l'ancienne commission élue mais non exécutés pour des raisons inexpliquées et pour le moins curieuses et injustifiées".
Une situation, ont-ils indiqué, qu'ils ont essayé de redresser au tout début de leur nomination en commençant notamment, par une opération d'assainissement financier des exercices 2017 et 2018 qui fut très délicate, mais tant bien que mal réussie, bien que, malheureusement, au détriment du budget de l'exercice 2019.
À propos de ce même exercice, ils ont déclaré qu'"après l'élaboration d'un programme ambitieux des prestations des ?uvres sociales pour l'année 2019? des problèmes de toutes sortes ont commencé à faire leur apparition, avec en l'occurrence une guerre des chiffres". Pis encore, ont-ils développé, c'était toutes les décisions de la commission des ?uvres sociales qui étaient systématiquement bloquées, ce qui a contraint celle-ci à demander à ce qu'une commission d'enquête ministérielle soit diligentée. Une enquête dont les résultats ne sont toujours pas connus.
K. Tighilt
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kouceila TIGHILT
Source : www.liberte-algerie.com