La ville des Genêts se prépare pour cette fête
En plus de la direction de la culture, la direction de wilaya de la jeunesse et des sports est entrée en scène depuis hier.
La commémoration du 38e anniversaire se poursuit et bat son plein dans les quatre coins de la wilaya de Tizi Ouzou. En plus du chef-lieu de wilaya, la majorité des localités a réglé ses montres sur cet événement historique et exceptionnel, sans oublier son aspect symbolique indéniable, qui est marqué, entre autres, depuis dimanche dernier par des cérémonies de recueillement à la mémoire des militants du Mouvement culturel berbère qui nous ont quittés à l'instar de Matoub Lounès, Bessaoud Mohand Arab, Saïd Boukhari, Achour Belghezli, et la liste est encore très longue.
Parmi les activités les plus importantes ayant marqué, cette semaine, l'anniversaire du Printemps berbère, il y a eu un vibrant hommage rendu au militant du MCB Saïd Boukhari, nous ayant quittés il y a quelques mois. L'hommage a eu lieu au niveau du pôle universitaire de Tamda de l'université Mouloud-Mammeri. Pour rappel, Said Boukhari est décédé le 22 novembre 2017 suite à une longue maladie. C'est donc le premier 20 avril que la Kabylie célébrera en son absence, lui qui était toujours présent à tous les rendez-vous ayant un lien direct ou indirect avec la culture et le combat identitaire amazigh. Ses amis n'ont pas laissé passer cette occasion, sans lui consacrer un hommage exceptionnel à la hauteur du combat qu'il a mené durant toute sa vie pour la culture berbère, depuis qu'il était lycéen au technicum de Dellys. L'hommage s'est déroulé en présence de nombreuses personnalités locales, dont le professeur Saïd Chemakh, enseignant au département de langue et culture amazighes et ami de toujours du regretté Saïd Boukhari.
D'ailleurs, dans son intervention, Saïd Chemakh a rappelé que c'est la première fois que le défunt Saïd Boukhari soit absent physiquement de cette commémoration et ce, depuis 38 ans. Les valeurs humaines reconnues de tous dont était pétri Saïd Boukhari ont été aussi rappelées à cette occasion, ainsi que son long parcours militant dans les rangs du Mouvement culturel berbère-Commissions nationales. L'occasion a été aussi celle de raconter aux jeunes étudiants présents ce qui s'est passé durant le Printemps berbère d'avril 1980 de l'interdiction de la conférence de Mouloud Mammeri sur les poèmes kabyles anciens jusqu'à la libération des 24 détenus. Le programme commémoratif du 38e anniversaire du Printemps berbère s'est poursuivi également hier et le sera aujourd'hui et ce, jusqu'au 24 du mois en cours.
En plus de la direction de la culture, la direction de wilaya de la jeunesse et des sports est entrée en scène depuis hier, en lançant diverses activités culturelles et sportives au niveau de la salle située à proximité du stade du 1er-Novembre. Des centaines de participants, entre exposants, sportifs et hommes de culture, ont pris part au programme mis en place par la DJS de Tizi Ouzou, a-t-on appris. Hier, mardi, le programme tracé pour la circonstance par la direction de la culture s'est poursuivi avec notamment l'animation d'un atelier de calligraphie. La salle de spectacles de la Maison de la culture a abrité, tout au long de la journée d'hier, un concours inter-écoles avec la collaboration de la direction de l'éducation de la wilaya de Tizi Ouzou.
Un atelier de contes berbères pour enfants a été animé dès 14 heures dans le même espace culturel. Il y a lieu de rappeler que c'est le premier anniversaire du Printemps berbère à être célébré, en Algérie, après que la journée de l'An berbère Yennayer a été décrétée officiellement comme Journée nationale chômée et payée suite à une décision prise par le président de la République. Une décision annoncée le 27 décembre dernier. Il s'agit là d'un acquis parmi tant d'autres arrachés suite au long combat identitaire, dont le Printemps berbère a été un véritable déclic. Parmi les étapes les plus importantes, des victoires remportées par ce combat légitime, on peut rappeler l'introduction de la langue amazighe dans les écoles algériennes en septembre 1995, la reconnaissance de tamazight comme langue nationale en 2002 et enfin, la reconnaissance de la langue amazighe comme langue officielle dans la Constitution algérienne en 2016.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Aomar MOHELLEBI
Source : www.lexpressiondz.com