
Il est loin le temps des grandes campagnes électorales d'antan, surtout que les deux partis les plus implantés dans la région, le FFS et le RCD, ont décidé de tourner le dos à cette échéance électorale.Si dans la wilaya de Tizi Ouzou, la campagne de proximité a été particulièrement inexistante lors des premiers jours, les directoires de campagne ont surtout attendu cette semaine pour jeter leurs tentacules à travers certaines grandes localités de Kabylie pour animer des meetings locaux ou organiser de simples rencontres conviviales avec des citoyens de tous bords.À coups de posters géants et d'affiches multicolores, le directoire de campagne du candidat Abdelaziz Bouteflika a mobilisé les grands moyens pour placarder les murs et les édifices publics tout en multipliant ces derniers jours les sorties dans les grandes villes de Kabylie, telles que Larbaâ Nath Irathen, Iferhounène, Draâ Ben Khedda, Beni Aïssi, Tizi Gheniff et Boghni, sous le slogan bien connu du clan de Bouteflika : "Notre serment pour l'Algérie" en mettant l'accent sur "le passé révolutionnaire de Bouteflika qui s'efforce d'instaurer la démocratie et la sécurité dans le pays", tout en insistant sur "les gros efforts consentis ces dernières années en matière de politique de l'emploi de jeunes" sans oublier "la reconnaissance et la promotion de tamazight" qui constitue, en fait, le fonds de commerce commun à tous les candidats qui battent le pavé en Kabylie.De leur côté, les nombreux partisans de Benflis n'ont pas chômé ces derniers jours pour étaler leur propagande électorale à travers plusieurs localités de Kabylie, et ce, en promettant surtout aux citoyens "d'instaurer une justice indépendante et efficace". Sous le slogan "Oui pour une société des libertés", les pro-Benflis promettent une plus grande démocratie, une meilleure distribution des richesses à travers toutes les régions d'Algérie et surtout une meilleure politique de l'emploi, qui plus est dans une région où le taux de chômage est de plus en plus alarmant.Le Parti des travailleurs a énormément investi dans ses militants pour faire passer, à travers les villes et les villages de Kabylie, les messages bien connus de leur porte-parole, Louisa Hanoune, autrement dit "Non à la privatisation et à l'économie de bazar" et "L'annulation du code de la famille et de la peine de mort en Algérie". Sous le slogan "L'audace pour fonder la deuxième République", les partisans de Louisa Hanoune vont à la rencontre des citoyens pour leur demander de voter pour "la candidate du PT qui lutte pour la séparation des pouvoirs et de l'indépendance de la justice", tout en exigeant "l'officialisation de tamazight et son enseignement obligatoire dans les 48 wilayas du pays".Enfin, il reste que les représentants des trois autres candidats, que sont Ali Faouzi Rebaïne, Moussa Touati et Belaïd Abdelaziz, sont passés presque inaperçus dans la wilaya de Tizi Ouzou et semblent contraints de faire du porte-à-porte et du "bouche-à-oreille" du fait qu'ils manquent visiblement de moyens matériels et surtout financiers, pour faire passer, tant bien que mal, les messages de leurs candidats respectifs qui appellent à "un changement radical dans la gestion du pays pour rompre avec le système en place".Il reste que malgré les efforts consentis, ici et là, par les directions de campagne et leurs relais respectifs, les citoyens, dans leur grande majorité, semblent totalement désintéressés par"une campagne qui sent le réchauffé", pour reprendre une déclaration qui revient sur toutes les lèvres.C'est dire qu'en Kabylie, il est loin le temps des grandes campagnes électorales d'antan, surtout que les deux partis les plus implantés dans la région, le FFS et le RCD, ont décidé de tourner le dos à cette nouvelle échéance électorale.M. H.NomAdresse email
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Haouchine
Source : www.liberte-algerie.com