Tizi-Ouzou - A la une

L'université victime des va-t-en-grève



L'université victime des va-t-en-grève
Le Cnes local a répondu à l'appel deses instances locales alors que les étudiants de leur côté expriment publiquement leur désapprobation tout en qualifiant ces derniers de va-t-en-grève.En cause, les enseignants du Cnes de Tizi Ouzou qui ont déjà observé tous seuls une grève de plusieurs mois alors que leurs pairs assuraient les cours à travers toutes les universités du pays. «Aujourd'hui, ils répondent à l'appel alors que l'année dernière personne ne les a soutenus. Ce sont de vrais va-t-en grève, ces gens-là. Ils n'ont aucun souci du sort des étudiants. Nous les assurons que cette année, ça ne va pas se passer comme ça», fulmine un étudiant du département d'anglais contraint de poursuivre l'année dernière jusqu'au mois de janvier de l'année universitaire en cours.D'ailleurs, la contestation semble avoir déjà commencé. Les étudiants du département d'anglais ont observé un sit-in et une marche vers le rectorat pour exprimer leur désapprobation. Ils ne comptent pas en rester là. Bien au contraire.En effet, à l'université de Tizi Ouzou, la colère gronde. Selon plusieurs travailleurs interrogés, les enseignants ne semblent pas mesurer l'intensité de la colère des étudiants causée par leur grève l'année dernière. «Beaucoup d'étudiants sont aujourd'hui convaincus que les enseignants ne pensent pas à leur avenir. Tous les départements accusent les enseignants d'être la cause des retards», assure un travailleur qui a requis l'anonymat.D'aucuns estiment aujourd'hui, que l'université de Tizi Ouzou se distingue par sa réactivité aux appels à la grève alors que ses propres appels ne sont jamais suivis à travers les autres universités.L'année dernière, les enseignants du Cnesto ont paralysé l'université Mouloud-Mammeri durant plusieurs mois alors que les cours se poursuivaient le plus normalement ailleurs.Aujourd'hui, ces grèves incessantes deviennent le cauchemar des lycéens en phase de passer leur bac. «Je ferai tout pour obtenir une affectation dans une autre université, à Alger ou ailleurs. A l'université de Tizi Ouzou, on obtient un seul diplôme: gréviste», ironise un lycéen interrogé.Enfin, il est à signaler que les conséquences de ces grèves incessantes sont néfastes. Beaucoup de départements n'ont pas encore débuté l'année universitaire 2015-2016.


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