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L'université en hibernation



L'université en hibernation
L'université algérienne souffre profondément. Celle-ci va de mal en pis et ne fait que renforcer davantage la remarque vieille du défunt le président Mohammed Boudiaf "l'école algérienne est sinistrée".L'université algérienne souffre profondément. Celle-ci va de mal en pis et ne fait que renforcer davantage la remarque vieille du défunt le président Mohammed Boudiaf "l'école algérienne est sinistrée".L'université algérienne est la parfaite image du mal qui ronge tout le pays si l'on s'accorde à dire qu'elle est censée être l'anticorps de la société contre les microbes de la corruption, des passedroits et de l'injustice.Car, ce lieu de savoir a toujours été la colonne vertébrale d'une société, mais ironie du sort, l'université algérienne a fait fausse route sur tous les plans et n'a en effet même pas pu se prendre sérieusement en charge ni matériellement, ni pédagogiquement, moralement ni encore moins intellectuellement. Les propos de quelques étudiants de l'université Mouloud-Mammeri de Tizi- Ouzou en sont de parfaits témoins oculaires.Les étudiants sont indignés par la situation que traverse leur établissement. Ils dénoncent les mauvais traitements auxquels ils sont soumis. Pour l'heure, ils ont entamé une grève. Cependant, ils restent vigilants quant à la suite qui sera donnée à leurs revendications relatives à une amélioration substantielle de leurs conditions de travail qu'ils jugent "catastrophiques".Parmi les problèmes qui entravent le bon déroulement de leur cursus, les étudiants évoquent, la qualité de la formation, vu l'absence de professeurs de qualité. "Comment voulez-vous être bien formé par des enseignants qui ont presque les mêmes capacité que leurs étudiants", a déclaré Arezki. S, étudiant en langues étrangères. "Vous pouvez bien aller demander leurs dossiers au niveau de l'administration, et vous verrez avec quel bagages, ils sont engagés", a-t-il précisé.Son camarade Belaid N., enchaîne, "l'université algérienne est en chute libre du niveau des étudiants, faiblesse et médiocrité de l'enseignement dispensé, une recherche scientifique aux abois, un encadrement pédagogique défaillant, l'Université algérienne n'en finit pas de faire parler d'elle sur le terrain de la décadence et la déchéance. Les récents classements internationaux confirment cet état des lieux déplorable", a-t-il ajouté.A quelques mètres, un groupe d'étudiants nous attendait pour exprimer ses doléances. D'ailleurs, Nassira F., n'a pas hésité à signaler qu'à la date d'aujourd'hui, certains étudiants de ladite faculté sont toujours en stand by. Autrement dit, bientôt le premier trimestre est à sa fin, les cours n'ont pas encore commencé."On ne sait pas qu'est ce qu'on fait là", a-t-elle dit. "D'autres n'ont reçu leurs résultats que vers la fin du mois dernier. Ils estiment que cette situation est due à une mauvaise volonté des professeurs et la négligence de l'administration", a-t-elle ajouté. Pour elle, cette situation a déjà entraîné des retards très conséquents pour entamer la nouvelle année universitaire. Abdeslam A.,a mis à nu les oeuvres sociales universitaires, en signalant la dégradation des conditions de vie des étudiants, sur le plan de leur prise en charge au niveau des résidences universitaires, est de plus en plus "intenable". Rappelons que chaque année, ou presque, les universités algériennes à travers le territoire national subissent plusieurs mouvements de protestation pour dénoncer leurs conditions de travail et d'hébergements."Si l'Etat ignore que tous les maux dont souffrent les cadres de demain sont proportionnels à ses carences alors cela est grave", renchérit Abdeslam A. "Une situation de désoeuvrement qui accentue le drame de cette frange touchée par tous les fléaux et souffrant dans l'expectative", a-t-il précisé.L'université algérienne est la parfaite image du mal qui ronge tout le pays si l'on s'accorde à dire qu'elle est censée être l'anticorps de la société contre les microbes de la corruption, des passedroits et de l'injustice.Car, ce lieu de savoir a toujours été la colonne vertébrale d'une société, mais ironie du sort, l'université algérienne a fait fausse route sur tous les plans et n'a en effet même pas pu se prendre sérieusement en charge ni matériellement, ni pédagogiquement, moralement ni encore moins intellectuellement. Les propos de quelques étudiants de l'université Mouloud-Mammeri de Tizi- Ouzou en sont de parfaits témoins oculaires.Les étudiants sont indignés par la situation que traverse leur établissement. Ils dénoncent les mauvais traitements auxquels ils sont soumis. Pour l'heure, ils ont entamé une grève. Cependant, ils restent vigilants quant à la suite qui sera donnée à leurs revendications relatives à une amélioration substantielle de leurs conditions de travail qu'ils jugent "catastrophiques".Parmi les problèmes qui entravent le bon déroulement de leur cursus, les étudiants évoquent, la qualité de la formation, vu l'absence de professeurs de qualité. "Comment voulez-vous être bien formé par des enseignants qui ont presque les mêmes capacité que leurs étudiants", a déclaré Arezki. S, étudiant en langues étrangères. "Vous pouvez bien aller demander leurs dossiers au niveau de l'administration, et vous verrez avec quel bagages, ils sont engagés", a-t-il précisé.Son camarade Belaid N., enchaîne, "l'université algérienne est en chute libre du niveau des étudiants, faiblesse et médiocrité de l'enseignement dispensé, une recherche scientifique aux abois, un encadrement pédagogique défaillant, l'Université algérienne n'en finit pas de faire parler d'elle sur le terrain de la décadence et la déchéance. Les récents classements internationaux confirment cet état des lieux déplorable", a-t-il ajouté.A quelques mètres, un groupe d'étudiants nous attendait pour exprimer ses doléances. D'ailleurs, Nassira F., n'a pas hésité à signaler qu'à la date d'aujourd'hui, certains étudiants de ladite faculté sont toujours en stand by. Autrement dit, bientôt le premier trimestre est à sa fin, les cours n'ont pas encore commencé."On ne sait pas qu'est ce qu'on fait là", a-t-elle dit. "D'autres n'ont reçu leurs résultats que vers la fin du mois dernier. Ils estiment que cette situation est due à une mauvaise volonté des professeurs et la négligence de l'administration", a-t-elle ajouté. Pour elle, cette situation a déjà entraîné des retards très conséquents pour entamer la nouvelle année universitaire. Abdeslam A.,a mis à nu les oeuvres sociales universitaires, en signalant la dégradation des conditions de vie des étudiants, sur le plan de leur prise en charge au niveau des résidences universitaires, est de plus en plus "intenable". Rappelons que chaque année, ou presque, les universités algériennes à travers le territoire national subissent plusieurs mouvements de protestation pour dénoncer leurs conditions de travail et d'hébergements."Si l'Etat ignore que tous les maux dont souffrent les cadres de demain sont proportionnels à ses carences alors cela est grave", renchérit Abdeslam A. "Une situation de désoeuvrement qui accentue le drame de cette frange touchée par tous les fléaux et souffrant dans l'expectative", a-t-il précisé.


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