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L'université de Tizi Ouzou entre drogue et science



L'université de Tizi Ouzou entre drogue et science
Les étudiants attendent encore avec appréhension le fameux mois de janvier. Les promesses les plus récentes indiquent que les chantiers, en majorité, seront réceptionnés à la fin de ce moisLes années passent, les mois se succèdent et les étudiants de l'université de Tizi Ouzou patientent pour voir les 5500 chambres promises dans la résidence en chantier à Tamda se réaliser. Jusqu'à hier, ces derniers, par dizaines de milliers, ignoraient encore s'il s'agit d'une promesse ou d'un rêve qui ne veut plus se réaliser. L'attente et l'impatience des étudiants, sont partagées par les responsables de cette institution qui ont passé des années à ignorer les appels et les cris d'alarme. Aujourd'hui, au moins, ces derniers affichent clairement leur compréhension de l'état de lassitude des étudiants. En effet, dans les campus, l'impatience est visible. Les étudiants attendent encore avec appréhension le fameux mois de janvier. Les promesses les plus récentes indiquent que les chantiers, en majorité, seront réceptionnés à la fin de ce mois. Il est prévu l'ouverture de 5500 chambres au sein de cette résidence parallèlement à la promesse de lutter contre l'insécurité qui gagne ce campus. Les étudiantes, essentiellement, vivent des conditions dramatiques en matière de sécurité. Malgré les améliorations apportées, l'année dernière, il n'en demeure pas moins que ces dernières sont sceptiques quant à l'élimination de toutes les sources d'insécurité.quelques jours donc du mois de janvier, le scepticisme est le maître à bord. Les promesses non tenues ont appris aux étudiants d'émettre des réserves quant à ce discours triomphaliste qui ne prend pas en compte les espoirs des jeunes résidents qui déchantent. Les fausses promesses risquent à long ou à moyen terme de créer une tension entre les responsables et les étudiants. Une situation qui deviendra difficile à maîtriser vu que le dialogue ne sera pas possible à cause justement des promesses non tenues. La situation est critique et les étudiants comme les responsables doivent prendre au sérieux les clignotants qui sont au rouge et qui viennent de divers acteurs et organismes. Le plus récent et le plus clair est celui émanant de plusieurs spécialistes du CHU de Tizi Ouzou qui ont établi, par les recherches effectuées, que le milieu estudiantin est infesté de drogue. Réunis en séminaire, au mois d'octobre dernier, ces derniers ont établi un rapport mettant en garde contre ce phénomène gravissime. Plus de 10% des étudiants consomment de la drogue dans ses différentes variétés. Le seuil du tolérable est de loin dépassé à maints égards. En premier lieu, il convient de se poser sérieusement la question sur les causes qui ont laissé ce phénomène atteindre de pareilles proportions à l'université. En second lieu, il est plus que jamais urgent de prévenir les conséquences de ce phénomène qui en résulteront dans un proche avenir. Quand 10% de la communauté universitaire touche à la drogue, il est certain que les cités et les campus seront des lieux où les corollaires régneront. C'est donc une nécessité que les chantiers prennent fin pour que la population universitaire retrouve l'espace qui lui fait défaut. La cité universitaire doit retrouver sa dimension universitaire avant de devenir un lieu de prédilection de la grande délinquance.
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