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L'Olivier d'or décerné aujourd'hui



L'Olivier d'or décerné aujourd'hui
après une semaine où la ville de Tizi Ouzou a vécu au rythme des projections et des débats autour du cinéma, le verdict des trois jurys sera rendu ce soir.C'est aujourd'hui que seront connus les noms des trois lauréats du Prix l'Olivier d'or du meilleur long métrage, court métrage et film documentaire. La cérémonie de clôture, qui s'annonce grandiose, est en effet programmée pour cet après-midi au niveau de la grande salle de spectacles de la Maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou où un programme riche et varié d'animation est annoncé par le commissariat du festival. Ainsi, après une semaine où la ville de Tizi Ouzou a vécu au rythme des projections et des débats autour du thème du cinéma et de tout ce qui lui est inhérent, le verdict des trois jurys sera rendu ce soir. Mais ce qu'il y a lieu de retenir, en revanche, de cette quinzième édition, c'est l'absence d'affluence de la part du public. Les projections se sont faites presque toutes dans des salles vides. Cette désaffection du public a-t-elle un lien avec le mauvais climat de cette semaine' Ou bien est-ce la qualité très discutable des productions cinématographiques projetées qui a rebuté les éventuels spectateurs' Sans doute cette dernière raison est pour beaucoup concernant cette absence d'affluence de la part du public car les organisateurs n'ont pas lésiné sur les efforts afin de réunir toutes les conditions pour la réussite de cet événement culturel censé extirper la ville de Tizi Ouzou de sa léthargie, surtout depuis l'entrée en vigueur de la fameuse austérité. Au volet organisationnel, on ne peut absolument pas ne pas mettre en exergue son côté impeccable. Malheureusement, l'absence de productions de qualité dans le domaine du cinéma amazigh n'a pas constitué un prolongement pour les efforts déployés par les organisateurs tout au long de cette semaine. Un constat qui a été développé par la majorité des conférenciers qui ont animé des débats dans le cadre du même festival. Les conférenciers ont ainsi reconnu à l'unanimité que le Festival culturel national du film amazigh de Tizi Ouzou a donné à beaucoup de jeunes cinéastes l'opportunité de présenter leurs productions devant le public. Lors d'une conférence intitulée «aperçu sur le cinéma amazigh», les orateurs ont mis en exergue le fait que ce rendez-vous culturel annuel a également encouragé les jeunes à s'intéresser au cinéma d'expression amazighe et travailler avec peu de moyens pour contribuer à sa promotion. Mais en même temps, les conférenciers ont déploré «le manque d'expérience, de savoir-faire et de moyens matériels qui se sont répercutés négativement sur la qualité des films produits en tamazight et proposés en compétition durant ce festival». L'un des conférenciers a proposé, afin de corriger cette situation déplorable du cinéma amazigh, que les jeunes cinéastes suivent des cycles de formation sur les différentes étapes de réalisation, à commencer par l'écriture du scénario et la construction du personnage, en passant par le choix des acteurs, le tournage, le montage et la régie, a-t-il indiqué. «Pour aller vers le professionnalisme dans le cinéma amazigh et algérien en général, nous devons nous investir dans la formation théorique et pratique des jeunes générations qui seront appelées à prendre le flambeau dans l'avenir», a proposé un autre intervenant. Parmi les propositions faite lors de ce festival par les différents participants, il a été suggéré de mettre à la disposition des jeunes producteurs les moyens financiers nécessaires à l'accomplissement de leur travail et la concrétisation de leurs projets car toute production cinématographique de qualité demande un accompagnement matériel. Les conférenciers ont regretté le fait qu'il n' y ait pas eu de relève après le lancement des trois premiers longs métrages en tamazight, à savoir Tawrirt yetwattun (La Colline oubliée), tirée du roman éponyme de Mouloud Mammeri réalisé par Abdelmalek Bouguermouh puis Machahou de Belkacem Hadjadj et Adrar N Baya (La montagne de Baya) de Azeddine Meddour. Après la réalisation de ces trois films, qui ont constitué des références dans la production cinématographique d'expression amazighe, il n' y a eu, par la suite, que des films amateurs à la limite du bricolage, de l'avis des critiques. Donc, après quinze éditions du Festival du film amazigh, il serait temps de faire une halte pour insuffler un nouvel élan au cinéma amazigh.
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