L'intégration des corps communs dans celui du secteur de l'éducation nationale est une question délicate et le comité, constitué pour faire de la revendication son cheval de bataille, pourrait l'oublier dès maintenant. En effet, il semblerait que le département de Boubekeur Benbouzid y voit là un problème de fond beaucoup plus complexe que les concernés ne l'imaginent.
C'est pourquoi, il aurait déjà signifié son refus catégorique à cette doléance. La revendication va-t-elle tomber à l'eau ' La question mérite d'être posée.
Selon Larbi Aït Gherbi, président du bureau de Tizi Ouzou de l'Union nationale du personnel de l'éducation et de la formation (Unpef), joint hier par nos soins, «il est fort probable que l'intégration des corps communs n'ait pas lieu». S'agit-il d'échos parvenus du ministère de l'Education nationale '
La réponse de notre interlocuteur est on ne peut plus claire : «Ce ne sont pas des échos ! Le ministère nous (Unpef, ndlr) a indiqué que l'intégration des corps communs est difficile et impossible, car cela causera un véritable problème de gestion.» Plus explicite, M.
Aït Gherbi dira que ces corps constitués d'ouvriers professionnels, techniciens, agents de prévention et de la sécurité «ne dépendent pas uniquement du ministère de l'Education, mais d'autres départements comme celui du Travail, de la wilaya, des daïras et des APC. C'est le cas pour d'autres secteurs de la Fonction publique qui ont des corps communs,
mais qui ne sont pas intégrés en tant que travailleurs à part entière d'un secteur quelconque». C'est dire que le ministre de l'Education a peur d'ouvrir la brèche pour d'autres mouvements dans des secteurs tiers !
«La tutelle nous a signifié l'exclusion de cette revendication, de peur que les autres secteurs se révoltent et réclament la même chose», nous a déclaré le représentant de l'Unpef à Tizi Ouzou.
Cependant, ajoute-t-il, «nous ne perdons pas espoir de voir le ministère trouver une solution. Nous ferons même de la question de l'amélioration de la situation socioprofessionnelle des corps communs notre premier objectif, après avoir eu gain de cause en ce qui concerne les dossiers des 'uvres sociales, du régime indemnitaire et celui du statut particulier qui est en phase de négociations».
A en croire les dires de M. Aït Gherbi, il est question que son syndicat, qui a chapoté la création du Comité national des corps communs de l'Education nationale, lâche du lest sur cette revendication, tout en maintenant la pression pour arracher d'autres points inscrits dans la plate-forme de revendications du comité.
Outre l'intégration, les corps communs revendiquent la révision du régime indemnitaire, l'octroi de nouvelles primes, telles les primes de risque, de permanence et de qualification, la régularisation des travailleurs contractuels, mais aussi le droit à la formation et à la promotion.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Aissa Moussi
Source : www.letempsdz.com