Tizi-Ouzou - A la une

L'association Tachemlith sensibilise les citoyens



La bibliothèque communale d'Ath Bouadou, dans la daïra des Ouadhias, a abrité ce samedi une journée d'information et de vulgarisation sur le projet de la protection du patrimoine naturel de Thaghzouth-Taâwint, une zone humide d'une superficie de 211 hectares située dans le périmètre du Parc national du Djurdjura.Initiée par l'association écologique "Tachemlith n'Ath Bouadou", en collaboration avec le comité du village d'Ath Djemaâ et l'APC, et avec la participation de plusieurs partenaires, dont la direction de l'environnement, le Parc national du Djurdjura et les subdivisions agricole et de l'hydraulique des Ouadhias, cette journée a été marquée par la présentation de la fiche technique de ce projet intitulé "Conservation du patrimoine naturel de la zone Thaghzouth-Taâwint".
Selon M. Ounèche Mohamed qui a fait la présentation, ce projet est financé par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), basée en Suisse. Cette organisation a, selon les explications fournies, consacré à ce projet un montant de 5 558 000 DA, soit 39 700 ?. "Notre projet est exécuté en collaboration avec le ministère de l'Environnement qui nous assiste techniquement comme il se doit dans le cadre du programme sur la biodiversité et le changement climatique pour la période allant de 2016 à 2030.
Il est l'un des 12 projets financés par cette organisation pour l'Algérie. Je peux dire que notre association couvre tout le centre du pays", a expliqué le président de l'association Tachemlith, qui a souligné que cette rencontre avec les citoyens entre dans le cadre de la sensibilisation sur la stratégie du ministère dans le programme de 2016-2030 sur la biodiversité et le changement climatique auquel leur association a pleinement adhéré.
"Nous avons débuté ce projet en 2018. Depuis, nous avons réalisé beaucoup de travaux, à savoir le nettoyage de la zone concernée, la déforestation des maquis et buissons, le nettoyage de tous les points d'eau, l'ouverture des sentiers pédestres et le curage des abreuvoirs et des rigoles d'eau", a-t-il rappelé, avant d'aborder la deuxième phase du projet.
À ce titre, les membres de Tachemlith ont axé leur intervention sur la formation d'apiculteur. "Nous devons sélectionner dix apiculteurs de toute la zone qui bénéficieront de cinq ruches chacun avec comme objectif d'obtenir une pollinisation correcte de toute la zone", a-t-il explicité devant les citoyens présents. Selon le même orateur, la formation destinée aux apiculteurs aura lieu au CFPA de Mechtras, qui abritera également, avec la collaboration de l'Université de Tizi Ouzou, un séminaire sur le développement durable et le recyclage des rejets et des déchets des huileries dans la nature.
Le programme se poursuivra avec la réalisation d'un documentaire de 26 minutes intitulé Le Djurdjura, une pharmacie à ciel ouvert et une sortie pédagogique avec les enfants au village Sahel de Bouzguène qui est devenu un modèle en matière de protection de l'environnement. Concernant la nécessité et l'urgence de protéger la zone Thaghzouth-Taâwint, M. Ounèche a souligné que les différentes activités organisées dans cette zone ont permis la découverte de pas moins de 180 plantes non identifiées et non répertoriées.
"C'est un potentiel énorme. Nous devrions mettre en valeur ces plantes aromatiques et médicinales car elles constituent un trésor de notre patrimoine floristique. Dans notre pays, seul 1% de ces plantes dites aromatiques et médicinales est exploité. C'est pourquoi nous devrions, grâce à cette stratégie initiée par le ministère de l'Environnement, essayer de les valoriser et de les fructifier", a-t-il conclu.

O. Ghilès
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