
La zone d'activité de Boghni (35 km au sud de Tizi Ouzou) n'est pas encore sortie de l'auberge en dépit de toutes les démarches entreprises par l'Association d'opérateurs industriels de la région depuis des années. Harcelés par la Société de gestion de l'investissement (SOGI) au sujet du règlement de factures non conformes au cahier des charges, voilà que les contestataires signalent une autre entrave pour le bon fonctionnement de cette zone. "Tout se trame pour son asphyxie", nous confie le président de ladite association, Chabane Selina. En effet, ce dernier et ses pairs ont interpellé le wali de Tizi Ouzou afin d'intervenir pour mettre un terme aux entraves empêchant le bon fonctionnement de cette zone d'activité, entre autres un chemin d'accès qui est primordial et qui a été malheureusement abandonné par la SOGI pour servir d'assiette à une construction privée qui n'a rien à voir avec la zone d'activité. Depuis deux ans déjà, les protestataires constatent que leurs sollicitations sont restées sans aucune suite. "En juin 2016, nous avons chargé une délégation qui a rencontré le directeur de l'industrie et des mines en présence de son homologue de la Chambre du commerce pour lui demander l'autorisation d'aménager un chemin d'accès sur le lot n°60, non loin de l'ancien accès abandonné jusque-là. Le directeur nous a fait savoir qu'il n'allait pas attribuer le lot en question mais qu'il allait demander l'avis du wali. La même délégation a été reçue par le chef de cabinet du wali qui nous a promis que la question allait être solutionnée sur place pendant la visite du wali déjà programmée à Boghni. Malheureusement, un changement est intervenu entre temps", ont-ils écrit dans cette requête dont nous disposons une copie. Et aux industriels de Boghni de poursuivre qu'"alors que nous attendions une réponse favorable à notre requête, nous avons eu la désagréable surprise d'apprendre que le lot n°60 a été attribué". Les rédacteurs de la requête estiment que le choix porté sur ce nouveau chemin d'accès est justifié parce qu'"il répond au bon fonctionnement de la zone d'activité et surtout à la facilité d'accès aux centaines de personnes de sexe féminin qui y travaillent et qui sont contraintes d'emprunter, depuis longtemps déjà, un autre chemin beaucoup plus long et moins sécurisé". Ces opérateurs expliquent, en outre, que l'ouverture d'un nouvel accès à la zone a été facilité par la compréhension d'un propriétaire terrien mitoyen du n°60 qui ne voyait aucun inconvénient à offrir gracieusement une partie de son terrain pour régler définitivement ce problème de passage. Enfin, les opérateurs de Boghni ont pris acte de la décision prise par la juge du tribunal de Draâ El-Mizan qui a désigné un expert au sujet des quotes-parts exigées aux opérateurs par la SOGI. "Nous lui avons remis un cahier des charges, et sur ce plan, c'est un pas en avant qui a été franchi", diront-ils.O. Ghilès
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ghilès O
Source : www.liberte-algerie.com