Tizi-Ouzou - A la une

L'appel au débrayage suivi au centre du pays



La grève cyclique d'une journée par semaine, enclenchée par les professeurs de l'enseignement primaire (PEP) le 14 octobre dernier, sur le territoire national, à partir d'un appel sur les réseaux sociaux a été massivement suivie dans sa deuxième journée, hier, à Tizi Ouzou, où la grande majorité des établissements de ce palier d'enseignement est restée paralysée.À travers cette action de protestation, les enseignants du primaire qui, pour se donner une voix plus audible, ont décidé de ponctuer à chaque fois leur grève par un rassemblement devant le siège de la direction de l'éducation, réclament essentiellement leur alignement sur le régime de rémunération de leurs confrères des deux autres paliers d'enseignement, à savoir le moyen et le secondaire.
Pour les enseignants de ce cycle, le classement en vigueur ne tient pas compte du décret présidentiel du 28 septembre 2014, qui fixe la grille indiciaire des traitements et le régime de rémunération des fonctionnaires. Du coup, précisent-ils, les enseignants du primaire sont classés à la catégorie 11, tandis que les PEM sont classés à la catégorie 13 et les PES à la 14. "C'est une iniquité qu'il faut réparer", a estimé notre interlocuteur.
Un syndicaliste nous a expliqué que les syndicats de la corporation ne se sont pas impliqués dans cette grève parce que les enseignants du primaire ont des problèmes particuliers qui nécessitent toute une réorganisation au niveau du ministère. "Ce sont des problèmes que les syndicats ne peuvent pas prendre en charge", nous a-t-il déclaré, estimant aussi qu'en se rendant plus visibles, les enseignants du primaire peuvent accélérer les choses.
À Béjaïa, la grève a été largement suivie, notamment dans les établissements scolaires situés dans les régions du Sahel et de la vallée de la Soummam. C'est ce que nous a affirmé, hier, le syndicaliste Nabil Ferguenis, qui a tenu d'ailleurs à exprimer son soutien et sa solidarité avec le corps des enseignants relevant du cycle primaire.
La même mobilisation a été enregistrée dans la wilaya de Bouira, où le taux d'adhésion avait atteint à la mi-journée les 70%. Les écoliers de plusieurs établissements à l'échelle de la wilaya, notamment Ahnif, Bechloul, El-Esnam, Ath Laqser, Lakhdaria, Kadiria et le chef-lieu de wilaya, ont été renvoyés chez eux, a-t-on constaté.

Correspondants
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)