Tizi-Ouzou - A la une

L'affaire mise en délibéré pour le 21 mars Procès en appel Hocine Chaibet, martyr du Printemps noir 2001



Le procès en appel dans l'affaire Hocine Chaibet, martyr des événements du Printemps noir de 2001 en Kabylie, a été mis en délibéré pour le 21 mars. Le procureur de la République du tribunal correctionnel près la cour de Tizi Ouzou a requis, hier, une peine de deux ans de prison ferme à l'encontre de chacun des quatre accusés, tous membres de la garde communale d'Aït Yahia Moussa, au sud de la wilaya.
Il s'agit des nommés T. Ahmed, H. Mustapha, S. Mohamed et C. Mouloud. Rappelons que le tribunal de Draâ El Mizan avait condamné, l'année dernière, C. Mouloud, qui occupait le poste de chef de détachement de la garde communale au temps des faits, à deux ans de prison ferme et une amende de 20 000 DA. Collégien âgé de 16 ans, Hocine Chaibet, originaire du village Iaâllalen, assassiné le 28 avril 2001, n'avait que son cartable entre les mains lorsqu'il est atteint d'une balle tirée par les éléments de la garde communale.
Sa famille, notamment son frère aîné Amar, n'a jamais cessé de demander que justice soit faite. A plusieurs reprises, Amar a crié haut et fort qu'«une reconstitution des faits est indispensable pour arriver à la vérité». Principal témoin dans l'affaire, O. H. a dit devant le juge que la victime était tombée à moins de trois mètres de lui. «J'ai transmis l'ordre du sous-commandant de secteur de Draâ El Mizan de ne pas tirer sur les manifestants quelles que soient les circonstances.
Les accusés ne l'ont pas respecté», a précisé le même témoin, et d'ajouter que «C. Mouloud s'est même accroupi pour tirer en direction de la foule». L'avocat de la famille de la victime, Me Amar Ouelmokhtar, que nous avons joint hier, a indiqué : «Nous avons demandé l'incompétence de la chambre correctionnelle, et que l'affaire soit traitée devant une chambre criminelle, parce qu'il y avait bel et bien volonté de tuer.» Le même avocat a soulevé dans sa plaidoirie un certain nombre de points relatifs aux faits, notamment
en ce qui concerne le non-respect de l'ordre donné par les supérieurs, la distance ne dépassant pas les 200 m entre le détachement et le lieu où est tombé Hocine, mais aussi le nombre de témoins qui ont tous chargé les accusés, précisément le chef de la garde communale. Plusieurs ex-délégués du mouvement citoyen des arouchs de 2001, devancé par Belaïd Abrika, étaient présents, hier, à l'audience en «soutien à la famille du défunt».
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