Les trois accusés relaxés
L’affaire du notaire, qui a vu son étude fermée et son nom traîné dans la boue pour une accusation de faux et usage de faux, vient de trouver son épilogue. Hier, le tribunal près la cour de Tizi-Ouzou a prononcé, en sa faveur, la relaxe.Le tribunal criminel près la cour de Tizi-Ouzou a jugé, hier, le notaire Toumi Akli, accusé de faux, usage de faux et infractions administratives. L’accusé, assisté de deux avocats, a brillamment défendu son cas et, même si le procureur a fait un réquisitoire des plus durs et demandé 10 ans de réclusion, le tribunal a finalement décidé de la relaxe. Le notaire et deux de ses coaccusés se tenaient dans le box, le visage livide; les témoins défilaient à la barre, apportant leurs éclaircissements au tribunal. Parmi eux, les anciens secrétaires du notaire et les anciens clercs, qui ont apporté généralement des témoignages en faveur du notaire, décrit sous un jour des plus avantageux. Prenant à son tour la parole, le procureur demande, dans son réquisitoire, 10 ans de réclusion contre le notaire, principal accusé, et 5 ans pour chacun des deux autres mis en cause, K. Hocine et son frère K. Arezki, poursuivis tous deux pour faux et usage de faux. Rappelons que l’affaire concernait une procédure de résiliation de contrat d’un local à usage commercial. Au cours des plaidoiries, les avocats ont réfuté, point par point, la thèse de la falsification de documents et d’infractions administratives, estimant par ailleurs que les chefs d’inculpation ne tiennent pas la route.
La défense, avec forces effets de manches, s’écrie: «Où est donc le mobile?» Et d’insister sur le fait que «personne n’est assez fou pour falsifier des documents pour seulement 1.500 DA, surtout quand il s’agit d’un notaire de la réputation de l’accusé!» Ensuite, elle présentera le notaire comme quelqu’un de bien établi et qui est en outre un enseignant à l’université. «Peut-on sincèrement mettre en péril pareille situation pour quelques malheureux dinars?» Aussi, la défense plaidera l’acquittement car, selon elle, «ce n’est que comme cela que justice sera enfin rendue à des innocents!»
Après s’être retiré pour délibérer, le tribunal revient avec la relaxe pour les trois accusés. «Le tribunal ne pouvait décemment que se prononcer comme il vient de le faire, face à l’inexistence de preuves», dira l’un des avocats de la défense.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com