Accalmie - Au chapitre lié à la sécurité, l'année 2011 aura été bien plus clémente que les précédentes.
Cependant, malgré le recul relatif observé dans le nombre d'incursions et de faux barrages dressés par les groupes islamistes armés, se revendiquant de la branche armée d'Al-Qaîda au Maghreb islamique, le terrorisme sévit toujours et continue de tuer et de semer la terreur.
Les Algériens se souviennent encore du double attentat suicide à l'Académie interarmes de Cherchell le 26 août 2011, à quelques minutes seulement de la rupture de jeûne. Deux kamikazes s'étaient fait exploser devant l'enceinte de cette institution militaire faisant 18 morts et 26 blessés parmi les officiers et les riverains. L'attentat a été qualifié d'«abject».
Une douzaine de jours plus tôt, le 14 du même mois et toujours en plein ramadan, ce sont les habitants du quartier des Genêts dans la wilaya de Tizi Ouzou qui ont été violemment tirés de leur sommeil par une forte explosion provoquée par un attentat suicide ayant visé le commissariat du centre ville. Le bilan a été de 33 blessés et de forts dégâts matériels.
Cependant, les événements ayant marqué l'actualité sécuritaire nationale sont notamment liés au phénomène des kidnappings dont la wilaya de Tizi Ouzou détient le triste «record».
En effet, cette région a enregistré une soixantaine de kidnappings opérés par des groupes terroristes, comme un moyen nouveau et efficace de collecte de fonds. Le mode opérationnel des terroristes est simple : dresser un faux barrage sur des routes en lacets à l'entrée des villages et intercepter des catégories de citoyens notamment des médecins, des entrepreneurs et des émigrés.
Une fois la victime repérée et enlevée, souvent les ravisseurs contactent sa famille ou ses proches pour exiger une rançon contre sa libération. Le dénouement de ces enlèvements a, à chaque fois, été précédé par le payement de rançon aux ravisseurs après plusieurs jours de captivité. Une pratique de grand banditisme qui plonge les familles et les villageois dans un désarroi total. La population, terrorisée, traumatisée et exaspérée par la recrudescence des actes terroristes et les prises d'otages ciblant parfois des victimes incapables de payer la rançon, a fini par investir la rue pour «exiger l'arrêt immédiat de ces enlèvements» et garantir la sécurité dans la région. Toujours au registre de l'insécurité, les habitants de Tizi Ouzou se souviendront de cette nuit maudite du 11 septembre 2011qui a coûté la vie, à Fréha (Azazga), à Zahia Kaci 55 ans, qui a été atteinte d'une rafale tirée, par erreur, par un militaire de la caserne du chef-lieu de la commune. Trois mois après cette bavure, le 29 novembre 2011, deux citoyens sont morts également sous les balles des militaires, qui les avaient pris pour des terroristes, dans le village Tigounatine, commune d'Akerrou.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Info Soir
Source : www.infosoir.com