Les Indépendants peinent à récolter leurs 5.600 signatures
Etude des listes des candidats pour les partis politiques, mais toujours collecte des signatures pour les listes indépendantes. Ainsi se présente, en cette dernière semaine du mois de mars, la course aux législatives dans la wilaya de Tizi-Ouzou.
Selon des sources proches du FLN, la direction est actuellement en conclave pour examiner les listes issues des différentes mouhafadhas du parti à travers le territoire national. Les travaux de cette commission devraient s’achever demain ou après-demain. On a également appris que les «choses sont compliquées» car les listes définitives sont sérieusement convoitées, d’où certainement beaucoup de mal, dit-on, pour satisfaire tout le monde.
Même son de cloche au RND où les batailles ne sont pas des moindres, notamment entre grosses pointures du parti. Par ailleurs, approchés, des responsables du RCD affirment que «tout est serein et seule la commission nationale aura le dernier mot». Cependant, l’on a appris qu’au niveau de ce parti, ce n’est guère aussi tranquille qu’on le dit, la direction du RCD ayant même été dans l’obligation d’intervenir pour éviter justement que les choses ne s’enveniment à la base. L’ANR et l’UDR en savent quelque chose, ces deux formations ayant choisi, sous la pression des événements, de fondre leurs listes, ce qui a permis à l’UDR de participer malgré qu’elle n’ait pas encore d’agrément. D’autres partis tels le FNA, le RPR, le RPA et le MEN, essaient, quant à eux, de faire une percée, notamment en Kabylie, mais il semble bien que les choses soient des plus difficiles pour eux. Ceci dit, le RPR d’Abdelkader Merbah a choisi de s’appuyer sur Arezki About, du MCB originel, tandis qu’au Rassemblement pour l’Algérie (RPA), ce sera l’ancien député du FFS et syndicaliste, Nacer Mezzar, qui drivera sa liste à Tizi-Ouzou.
Enfin, pour clore ce chapitre sur les partis, on annonce que le premier secrétaire national du FFS sera ce week-end à Azeffoun où il animera une conférence-débat. Selon le fédéral du FFS à Tizi-Ouzou, «on s’exprimera jusqu’à la veille des législatives car, en période de campagne, on n’aura pas le droit de parler et d’expliquer le sens de notre boycott».
Du côté des Indépendants à Tizi-Ouzou, les gens s’agitent et essaient toujours de collecter les signatures nécessaires, soit 5.600 signatures de citoyens. Ce qui n’est pas peu, y compris pour des candidats à la candidature aussi connus que Saïd Khellil, l’ancien responsable du FFS et président du Mouvement pour la Citoyenneté et la Démocratie. La situation semble donc se corser quelque peu pour les candidats indépendants, notamment ceux qui n’ont pas les moyens idoines que réclame une campagne électorale alors que beaucoup risquent aussi de ne pas passer l’écueil des signatures citoyennes.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com