La drogue fait fureur
Avec la délocalisation de certaines brigades de gendarmerie, les villages de Kabylie ont sombré dans un ouragan de fléaux sociaux.
Cela fait réagir, de temps à autre, les gens, mais hélas que peuvent faire la société civile et autres sages des villages devant un fléau comme la drogue dont la commercialisation et la consommation se développent à outrance. Les interdits prononcés jadis par les comités de villages, comme les amendes et, dans le plus extrême des cas, le bannissement, ne sont plus de mode, et donc n’effraient plus. Aussi, les gens assistent, atterrés, à la descente aux enfers des jeunes, notamment. Importée d’ailleurs, ou produite localement dans les ravins et autres clairières de forêts, la drogue circule librement dans les hameaux de Kabylie. La police occupée par d’autres crimes et/ou la traque des terroristes, et la gendarmerie étant absence, l’on assiste à une forte propagation du mal, sans aucune mesure avec ce qui a été vécu jusque-là par cette région réputée prude et conservatrice. Dans plusieurs villages, des jeunes chômeurs attirés par le gain facile se sont retrouvés, du jour au lendemain, dealers de haut vol. D’autres s’essaient à écouler leur ‘marchandise’ dans les villages même, optant pour ce faire à un artifice des plus odieux : faire goûter, selon certaines sources d’information, la drogue gratuitement aux enfants, dont certains ont à peine une douzaine d’années; le but étant de les habituer et d’en faire plus tard des clients potentiels. Tizi Ouzou, Boghni, Draâ Ben Khedda, Draâ El Mizan et même le village de Souk El Tnine (daïra de Maâtkas), notamment, semblent être de véritables plaques tournantes où de grosses quantités de drogues sont écoulées. C’est là effectivement que viennent, semble-t-il, les dealers des villages pour s’approvisionner en kif et autres psychotropes, entre autres. Les services de police essaient d’endiguer ce fléau, mais hélas que faire devant une telle prolifération ! Par ailleurs, dépassés par cette odieuse réalité et ne sachant plus quoi faire, certains pères de familles sont désemparés par ce qui arrive à leurs progénitures, priant pour que leur fils soit arrêté afin qu’il ne touche plus à ce poison. La Kabylie, cette région jadis si sereine, si calme et surtout conservatrice, et où le sens de l’honneur est porté à outrance, assiste actuellement, impuissante et désespérée, à la montée des fléaux sociaux, tels la drogue, l’alcool, la prostitution qui s’affichent désormais...
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com