
Cinq jours seulement après l'assassinat de deux personnes dans un faux barrage au niveau de la commune de Oued-Djemaa», wilaya de Aïn Defla, un autre «faux point de contrôle» dressé par un groupe armé a été signalé sur la route reliant Khemis-Miliana à Aïn-Defla.Selon des informations qui restent à confirmer, plusieurs automobilistes ont été interceptés ce vendredi à l'aube sur la route nationale N°4 reliant la ville de Khemis Miliana à Aïn Defla plus précisément au lieu-dit Arioua. Les auteurs de ce faux barrage ont procédé à une minutieuse vérification des identités des usagers de la route. N'ayant pas trouvé ce qu'ils cherchaient à savoir des «Taghout», les terroristes dont le nombre n'a pas été connu ont délesté les personnes de leurs biens. Alertés, les forces de sécurité se sont rendues sur les lieux mais les criminels ont déjà levé le barrage. A noter qu'avant de dresser un faux barrage, les criminels islamistes ne laissent rien au hasard afin d'échapper aux forces de sécurité. Au moment où une dizaine de terroristes parfois revêtus de tenues militaires procèdent à la vérification des pièces d'identité des personnes, plusieurs autres terroristes lourdement armés seront postés dans les broussailles à plusieurs mètres à l'avant et à l'arrière du faux barrage. Ces derniers seront chargés de deux missions essentielles : prendre pour cible n'importe quel véhicule qui veut faire demi-tour ou qui force le barrage et alerter leurs acolytes de l'arrivée des forces de sécurité. Par le biais des postes radio (talkie-walkies) et des téléphones cellulaires, les éléments des groupes armés communiquent entre eux pour exécuter leur sale méfait. C'est le cas lors de l'enlèvement et l'assassinat du Français Hervé Gourdel le 23 septembre 2014 dans la wilaya de Tizi-Ouzou. Il a été intercepté et libéré par les terroristes dans le faux barrage avant qu'il ne soit de nouveau arrêté quelques mètres plus loin sur instruction de l'émir du groupe armé. Cependant, lorsqu'ils lèvent le faux barrage appelé «Inssihab», les terroristes ne manqueraient pas dans la majorité du temps à piéger les cadavres des personnes assassinées sur place et les routes empruntées après leur passage. Les cadavres piégés à l'explosif servent à faire des victimes parmi les forces de sécurité et les éléments de la Protection civile à leur arrivée sur les lieux. En ce qui concerne les engins explosifs mis sous terre par les terroristes, ils auront deux objectifs à savoir : Stopper les véhicules des forces de sécurité pour couvrir leur fuite et faire éventuellement des victimes parmi les militaires circulant à bord des moyens de transport légers, tels que les Jeeps, Toyota et autres. Les groupes armés bénéficient également du soutien et surtout des renseignements de leurs acolytes qui activent en milieu urbain. Certains membres de soutien des groupes armés se trouvent également dans les différentes institutions et bien placés pour fournir des informations aux criminels. Vaincu sur le terrain, le terrorisme qui «agonise» à l'heure actuelle pourrait revenir en force à n'importe quel moment si toutefois il ne sera pas mis fin à ce fléau à partir de ces racines.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Moncef Redha
Source : www.lnr-dz.com