Plusieurs terroristes viennent de se rendre à la sûreté de daïra des Ouadhias. Selon des sources concordantes, les éléments se sont présentés successivement au niveau de cette brigade pour déposer les armes. L'un d'eux, affirmaient nos sources, serait Heddad Fodhil, alias «Abou Doudjana», âgé de 45 ans, émir de la katibat «El Forkane» qui écume les maquis de l'ouest de la wilaya de Tizi-Ouzou et le versant Est de Boumerdès.
Lors de sa reddition, il avait remis aux services de sécurité son arme, une kalachnikov. Il est toutefois à signaler que l'information n'a pas été confirmée par une source officielle. Ce qui laisse le doute planer sur ce chef terroriste appelé par ses acolytes Abou Doudjana, qui a réussi, il y a quelques jours, à échapper d'une embuscade tendue par les forces de sécurité aux Ouadhias justement. A rappeler également que cet élément très actif a rejoint le maquis au début des années 1990 et se serait fait une renommée au sein des GIA. Par ailleurs, la reddition d'Abou Doudjana avec plusieurs de ces acolytes signe un tournant décisif dans la lutte antiterroriste. Après plusieurs années, la wilaya de Tizi Ouzou se distinguait en effet par la persistance de l'activité terroriste contrairement aux autres régions du pays où les fruits de la réconciliation nationale ont commencé à apparaître. Une activité terroriste qui s'est accouplée avec un banditisme organisé qui a fait régner une insécurité totale durant près d'une décennie. Les kidnappings se succédaient à un rythme vertigineux. En l'espace de quelques années, la wilaya de Tizi Ouzou affichait un chiffre record en matière d'enlèvements qui avoisinaient les 70. Cette forme de banditisme visait essentiellement des entrepreneurs et des commerçants afin d'extorquer des rançons.
Cet argent était justement exploité pour maintenir l'insécurité et le terrorisme. Par ailleurs, il est à mentionner que parallèlement à ce chantage exercé sur les populations locales, les actions terroristes visaient des convois de l'ANP et d'autres corps des services de sécurité. Certaines régions ont même acquis la notoriété de «zone rouge» comme les Ouadhias, Azeffoun, Yakourene et Mizrana. Il est à rappeler enfin, que cette situation a gravement influé sur l'activité économique de la région qui a vu son développement s'arrêter laissant la jeunesse patauger dans le chômage et la précarité. Une autre source d'alimentation pour ce banditisme.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel BOUDJADI
Source : www.lexpressiondz.com