Tizi-Ouzou - A la une

Il accuse les syndicats grévistes et épargne la tutelle



Il accuse les syndicats grévistes et épargne la tutelle
"Le Satef refuse d'adhérer à ces grèves par principe", a déclaré, hier, Boualem Amoura, le secrétaire général du Syndicat algérien des travailleurs de l'éducation et de la formation (Satef), qui accuse les initiateurs de la grève de faire dans "la surenchère" dans le seul but de préparer leur mainmise sur les ?uvres sociales du secteur de l'éducation.Lors d'une conférence de presse animée, hier, à Tizi Ouzou, le secrétaire général du Satef a dénoncé "la manière avec laquelle la justice a été instrumentalisée pour déclarer la grève illégale", mais, en même temps, n'a raté aucune occasion pour charger, loin de toute éthique, les syndicats autonomes. "Ils veulent détourner l'opinion pour qu'elle ne voit qu'un problème de statut, et donc d'argent, alors que nous, en tant que Satef, nous revendiquons des réformes scolaires plus profonde", dira-t-il. Interrogé sur la manière avec laquelle le Satef compte faire aboutir ses réformes, les responsables de ce syndicat, qui s'enorgueillirent d'avoir 80 000 adhérents, se sont contentés de répondre que le processus de réformes scolaires a été engagé, c'étaient les syndicats autonomes qui ont bloqué la tenue de la conférence nationale pour des raisons purement idéologiques.Tout en rappelant que tout au long des 25 réunions tenues au siège du ministère de l'Education, "la majorité de ces syndicats ont privilégié leurs grades sans se soucier des autres", ira jusqu'à user d'argument purement politique pour accabler les syndicats autonomes. "Le Satef ne peut pas et ne veut pas s'aventurer en ce moment crucial que vit notre pays pour ajouter de l'huile sur le feu en appelant à une grève alors que nous sommes à deux mois de l'élection présidentielle", a lancé le responsable national du Satef. À croire que la grève du Cnapest-élargi et de l'Unpef constitue une sérieuse menace pour la stabilité nationale.Curieusement, les responsables du Satef n'ont émis aucune critique à l'endroit de la tutelle. Pourtant, dans leur déclaration, de nombreuses défaillances sont évoquées, mais souvent imputées, de manière sibylline, aux autres syndicats. "Nous ne sommes pas satisfaits du statut de la honte", "Des enseignants sont tabassés sans que personne lève le petit doigt", "Le Satef interdit de s'installer à Alger", relève le conférencier qui s'attaque à la direction de l'éducation à Tizi Ouzou comme si elle ne relève pas du ministère de l'Education. En tout cas, pour un allié, le ministère de l'Education ne trouvera désormais guère mieux que le Satef parmi les syndicats de l'éducation, UGTA incluse.S LNomAdresse email


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