La ville de Haïzer a rendu, vendredi dernier, un hommage posthume à l'un de ses meilleurs et irremplaçables fils, l'universitaire Aïs Amar. Il était un infatigable militant de la démocratie, des droits de l'homme.Un fervent défenseur de la nature. Il était un ami intime de la montagne, le Djurdjura en l'occurrence. Il a été arraché à la vie par la maladie à la fleur de l'âge, le 3 septembre 2009.
Il avait 46 ans. Il s'agit du premier hommage qu'organise la section communale du RCD de Haïzer quatre annnées après sa disparition, puisque feu Aïs Amar était un militant de ce parti depuis les premières heures de sa création. Il était également membre du conseil national de 1997 à 2002. Son militantisme remonte au-delà de la création du RCD. Aïs Amar, Amarouche pour ses amis, militait clandestinement pour le parti de l'avant-garde socialiste (Pags) au début des années 80. Mais derrière cet homme engagé politiquement se cache également l'universitaire visionnaire. Ses amis et compagnons de lutte qui se sont donné rendez-vous à la maison de jeunes de la ville de Haïzer, et ce, après un recueillement et un dépôt d'une gerbe de fleurs sur la tombe du défunt, ont tous porté leurs témoignages.
Tous se sont accordés à dire que la mort de Aïs Amar n'est pas une perte uniquement pour Haïzer, sa ville natale, mais aussi une grande perte pour l'Algérie. «Il me disait toujours qu'il faut voir loin et grand. Il portait de grandes idées. C'est un grand homme», témoigne l'un de ses amis. Un autre ami du militant poursuit avec émotion : «Il m'a toujours dit que quand on est dans une association, on est là pour servir et non pour se servir.» Les témoignages fusent. L'homme est connu et aimé de tous. Mohamed Djellaoui, chef de département de la langue et culture amazighe à l'université de Bouira, qui retient difficilement ses larmes, énumère les qualités de l'enseignant universitaire au département d'architecture à l'université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou.
Selon M. Djellaoui, Aïs Amarouche était l'enseignant respecté et aimé par les étudiants. «Pour être aimé de ses étudiants, cela en est la preuve que Amarouche était un universitaire de qualité», dit Djellaoui Mohamed. Aïs Amar était également l'un des membres fondateurs de l'association Mimouna, qui 'uvre pour la protection de la nature et la promotion des sports de montagne. Il ne cessait de servir sa région jusqu'à son dernier souffle. La nouvelle génération lui doit plus qu'un hommage de quelques heures, mais une promesse de poursuivre le combat qu'il a fait jusqu'ici. C'est ce qu'il aura souhaité. Il était sage, humble. Il est mort trop jeune.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ali Cherarak
Source : www.elwatan.com