Tizi-Ouzou

Hidoussi n'est plus son entraîneur



Hidoussi n'est plus son entraîneur
Ce club, jadis respecté, n'est plus qu'un navire en dérive, voué à jouer pour éviter la relégation Sofiane Hidoussi n'est plus entraîneur de la JS Kabylie. Il ne sera resté que quatre mois à ce poste. Qu'il soit rassuré, ce n'est pas un record. Dans ce club, il y a eu des entraîneurs qui ont été dégommés au bout d'un mois. Le Tunisien n'est, donc, que le dernier en date d'une très, très, longue liste qui doit faire du club de Tizi Ouzou un des «recordclubs» mondiaux en la matière.A la JSK, on aime changer, c'est le moins que l'on puisse dire. Changer d'entraîneur bien sûr puisque c'est ce poste que l'on estime comme étant la cause des mauvais résultats de l'équipe. Les dirigeants, eux, veulent rester en dehors de toute critique. Le président, surtout, qui vous dira que sans lui la JSK serait aujourd'hui reléguée dans une division inférieure. C'est connu : quand on occupe un poste de responsabilité on pense être le meilleur. Mais pour le devenir, il vous faut des résultats et sur ce point-là, on ne croit pas que le président en question soit suffisamment armé pour répondre. La dernière fois que la JSK a été sacrée championne d'Algérie c'était en 2008. Bientôt neuf années sans ce titre cela fait beaucoup. Pour ce qui est des succès en finale de la Coupe d'Algérie, il faut remonter à 2011 pour trouver trace du club de Tizi Ouzou. Pour revenir au championnat, il se retrouve aujourd'hui en position de relégable au bout de 18 journées de compétition. Le même scénario que la saison dernière avant que le club n'entame une belle remontée au classement. Cela veut-il dire qu'il est trop tôt de parler de crise vu qu'il reste assez de temps pour que la JSK réédite le parcours de la précédente édition ' C'est possible, mais dans les circonstances actuelles, il faut reconnaître qu'elle est dans une situation pour le moins inquiétante.Comme à son habitude, le président du club avait présenté Sofiane Hidoussi, le jour de son arrivée comme l'entraîneur qu'il fallait pour son équipe. On se souvient que la JSK venait de gagner à Constantine face au CSC et, à cette occasion, le même président avait déclaré avoir été subjugué par la manière de travailler de son nouveau coach. Voilà que quatre mois plus tard, il met fin à ses fonctions estimant «qu'il avait échoué». Celui qui était merveilleux, hier, ne l'est plus aujourd'hui. Ce n'est, là, que le rituel d'une pratique qui a cours dans le football algérien, notamment dans ce club de Tizi Ouzou qui n'arrive plus à convaincre grand monde. On va, maintenant, procéder au recrutement d'un nouvel entraîneur que l'on présentera comme l'homme de la situation. Cela pourrait marcher et notre homme bénéficiera d'un soutien mais au moindre accroc, il sera placé sur une cible en vue de le descendre. Il est possible que la JSK parvienne à redresser la barre, qu'elle devienne une équipe à succès, qu'elle remonte au classement, cela ne changera pas au fait qu'il s'agit bien d'un club qui vivote au jour le jour en fonction des circonstances. Une JSK qui est à l'opposé de la logique, qui voudrait qu'un club repose d'abord sur ses jeunes joueurs, ceux qu'il a formés en vue de garantir un avenir plus conforme à son statut. Mais chez les Canaris, on a oublié ce que formation veut dire au point de ne compter que sur les recrutements de joueurs qui sont loin d'avoir les qualités requises pour jouer à un tel niveau. En somme, un bel exemple de gâchis pour ce football algérien si pauvre en espoirs de demain.
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