Tizi-Ouzou - Revue de Presse

HAWA : Les poupées symboles qui racontent les femmes de Kabylie



HAWA : Les poupées symboles qui racontent les femmes de Kabylie
Le salon national de la poupée est une occasion pour Madame Louiza Graine, originaire d'Ath Yanni pour, encore une nouvelle fois, montrer au public ses créations. Même si elle ne l'avoue pas, on ne peut qu'avoir gardé son âme d'enfant pour àªtre une créatrice de poupées. Madame Graïne, sollicitée souvent par la ligue des Arts dramatiques de Tizi-Ouzou, est venue présenter ses figurines «des symboles de la vie des femmes kabyles», explique-t-elle. En effet, chaque poupée fait découvrir à  travers son costume précis pour chaque période de l'existence des femmes de la wilaya de Tizi-Ouzou, plus précisément de celles issues des contreforts du Djurdjura.Il ya une dizaine d'années que cette grand'mère s'est mise dans la tête de vouloir «habiller une poupée en mariée». Sitôt pensé, sitôt fait, elle se met à  réaliser ce qui est sa passion maintenant. Les toilettes sont strictement respectées «comme à  l'ancienne». Sur la dizaine de figurines, Madame Graïne nous parle de «la promise», cette adolescente à  qui l'on fait fondre une balle de chevrotine. «On troue la pastille en plomb et la jeune fiancée l'épingle sur son foulard pour annoncer qu'elle a contracté un engagement de mariage». Il y a également la nouvelle maman, la parturiente, la rouleuse de couscous et le clou de cette expo : la veuve. Alors là, on a une poupée toute de deuil habillée, tristounette, restituant l'histoire de ces femmes assujetties au code de l'honneur et de la famille. «Quand la veuve jure fidélité à  son compagnon en campant sur sa position, son premier geste de résistance contre toute contrainte paternelle, est de sortir dans le village habillée d'une robe à  l'envers. Sa deuxième attitude de refus est de sacrifier une de ses nattes, là, la famille ne peut plus imposer une quelque autre obligation dans sa vie personnelle».Pour la petite histoire des chevaux sont également exposés. Ils racontent les us et coutumes de Kabylie, entre autres, la monture de la mariée et celle transportant le coffre en bois de la mariée. Madame Graïne est née à  Ath Lahcen, a grandi à  Oran et s'est mariée à  Alger. Coquette, la grand-mère, passe ses loisirs à  la création de scènes de vie des femmes de Kabylie et à  voyager. Ah, oui ! on allait oublier un détail sur cette dame artiste, elle fait également de la peinture sur bois.
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