Le conflit entre les transporteurs de la wilaya de Tizi Ouzou et les autorités locales n'est pas prés de connaitre son épilogue.
Cette fois, le torchon brûle entre les transporteurs privés, propriétaires de bus et le gérant de la gare multimodale de Bouhinoune, qui administre cette infrastructure pour le compte de la Société Nationale des Transports Ferroviaires (SNTF). Le 7 mars dernier,
la direction de la gare avait fermé l'accès aux quais durant deux jours aux opérateurs. Le motif étant le non payements des droits d'accès aux quais en janvier et février. Pour s'en défendre, l'organisation nationale des transporteurs algériens (ONTA) et l'association des transporteurs de voyageurs de Kabylie (ATVK) ont indiqué dans une déclaration qu'ils «ne sont pas contre le paiement des droits d'accès aux quais, mais ils conditionnent cela par la régularisation du cadre juridique régissant la relation de travail entre le gérant et les opérateurs».
À ce propos, le représentant de l'association des transporteurs de voyageurs de Kabylie, M. Ibelaidene, a estimé que
cette régularisation «doit passer par la signature d'une convention de concession de la gare entre la Société Nationale des Transports Ferroviaires (SNTF) et l'entreprise de la gare routière, ensuite, la signature de convenions individuelles entre le gérant et les opérateurs ainsi que l'élaboration d'un règlement intérieur adapté à cette infrastructure qui est loin de ressembler à une gare routière au plan technique, en concertation avec les professionnels du transport». Suit à l'impact économique jugé «négatif» par les opérateurs après la délocalisation de l'ancienne gare routière vers Bouhinoune, les contestataires ont exigé, également, «la renégociation des droits d'accès aux quais». Rappelons que les négociations entre transporteurs et l'administration s'étaient soldées par la reprise du travail après 50 jours de grève.
Mais surtout, l'augmentation des tarifs des tickets de 50%. Néanmoins, les transporteurs demandent la baisse des droits d'accès
en raison de la «dégradation des conditions de travail, la médiocrité des prestations au niveau de la gare et la diminution de la rentabilité professionnelle». A en croire notre interlocuteur, «la tutelle avait renvoyé la balle dans le camp des autorités locales, estimant que c'est un problème local, se déchargeant, de ce fait, de gérer ce dossiers».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nordine Douici
Source : www.elwatan.com