La ville de Aïn Zaouïa était hier paralysée par une grève générale à laquelle avaient appelé les représentants des villageois, le lendemain des pluies diluviennes tombées sur la région. L'appel a été entendu par la quasi totalité des commerçants qui ont baissé rideau durant toute la demi-journée d'hier.De leur coté, les élèves de tous les paliers scolaires ont unanimement répondu à l'appel en désertant les bancs durant la même journée.
En fait, les dégâts causés par les pluies torrentielles sont relativement grands. Mais la colère des populations semble être provoquée par l'incapacité des autorités à réagir à temps lors des intempéries. En effet, après les pluies, les citoyens se sont retrouvés devant des égouts bouchés et des trottoirs refoulant l'eau, faute de caniveaux et d'avaloirs.
Les travaux mal effectués ont, pour leur part, fait le reste. Hier donc, les contestataires réclamaient des autorités des explications et surtout des assurances que des dommages pareils ne se reproduisent pas à l'avenir.
Notons, par ailleurs, que les intempéries ont causé des dommages non pas uniquement à Aïn Zaouïa, mais à travers plusieurs communes de la wilaya de Tizi Ouzou. A Tigzirt, plusieurs axes routiers ont été coupés à la circulation.
Le même constat était visible à Boudjima où à chaque retour des premières pluies, le chef-lieu se trouve emporté par des rivières qui descendent des hauteurs. Les dernières pluies ont provoqué un affaissement de terrain sur la route reliant cette petite pauvre commune à Tigzirt.
Enfin, à l'instar de Aïn Zaouïa et Boudjima, dans toutes les communes, les travaux sont souvent faits à la hâte. Les routes deviennent impraticables et ressemblent à des rivières dès que les pluies se maintiennent un peu plus de temps.
Cette tare poursuit comme une poisse toutes les assemblées communales depuis l'indépendance. Aucune des assemblées qui se sont succédé aux commandes, n'a réussi à se défaire de cette marque de fabrique. Les travaux mal faits et non terminés sont désormais inscrits parmi les cauchemars des populations. La période qui a suivi l'ouverture démocratique, de son côté, avec l'arrivée des nouveaux partis et les nouvelles têtes, n'a pas été pour le changement.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel BOUDJADI
Source : www.lexpressiondz.com