Tizi-Ouzou - Revue de Presse

Froid et neige en Kabylie



Les élèves grelottent dans des salles de classe glaciales La Kabylie connaît, ces jours-ci, d’importantes perturbations climatiques avec des chutes de neige souvent importantes, comme c’est le cas à Aïn El Hammam, Bouzeguène et Beni Zikki, dans l’est de la wilaya de Tizi-ouzou. Une des conséquences de cette situation: les élèves de nombreuses écoles grelottent de froid par manque de fuel. Sur les routes de la région, notamment celles traversant les cols de Tirourda et du Chellata reliant les wilayas de Tizi-Ouzou et Béjaïa, la circulation est coupée et assez difficile en certains endroits dans les régions d’Aïn El Hammam, de Bouzeguène, des Ouacifs et aussi dans la région de Draâ El Mizan. Le bulletin spécial météo ayant fait état de probables chutes de neige à partir de 400 mètres d’altitude a été froidement accueilli par les populations qui connaissent déjà bien des désagréments dans leur vie quotidienne. Certes, à Aïn El Hammam par exemple, selon la Protection civile, la couche qui atteignait hier matin les 20 cm d’épaisseur avait commencé, vers 11h, à fondre quelque peu. Des chasse-neige sont également entrés en action et s’apprêtaient à intervenir en cas de blocage de la circulation. Par ailleurs, les directeurs d’écoles de certains villages et hameaux isolés commencent à se plaindre du manque de fuel pour le chauffage des classes qui, à entendre certains parents des régions des hauteurs, à l’exemple des villages de la commune d’Illiten, «sont à peine chauffées en ces journées d’hiver car l’APC n’arrive pas à leur fournir les quantités de fuel nécessaires». «Ces fournitures de fuel se font, toujours selon ces parents, de façon parcimonieuse ne permettant de faire fonctionner les chauffages que quelques heures par jour». C’est ainsi qu’à Maâtkas, une commune du sud de la wilaya, l’école de Takheribt, un village sis à 8 km à l’ouest du chef-lieu de la commune, a vécu de nombreuses journées sans chauffage, l’APC ne l’ayant pas approvisionnée en fuel depuis la semaine d’avant l’Aïd, «les enfants arrivent à l’école transis de froid et souvent mouillés jusqu’aux os. Comment, dans ces cas, peuvent-ils suivre leurs cours normalement!» Plus loin, dans la ville de Boghni, les collégiennes ont fait trois jours de grève, ou plutôt sont entrés en grève depuis ce samedi dernier, affirmant «ne pas rejoindre les bancs du collège avant que le chauffage ne soit réparé». La structure est, bien entendu, équipée de chauffage central mais il semble que la chaudière soit tombée en panne durant le printemps passé. Et, malgré une enveloppe débloquée pour la réparation, les choses traînent toujours, ce qui a provoqué l’ire des élèves. Ceci dit, les écoles primaires n’étant pas dotées d’autonomie budgétaire sont à la charge des communes. Ces dernières, n’ayant souvent pas la possibilité ou les moyens pour fournir le fuel nécessaire aux établissements scolaires, abandonnent les élèves au froid qui sévit dans la région. Mais, jusqu’à quand ? M. Chabane
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