Tizi-Ouzou - A la une

Forcer un destin qui attend depuis deux millénaires



Forcer un destin qui attend depuis deux millénaires
Les initiatives pour l'officialisation de la langue amazighe se multiplient ces derniers mois à travers plusieurs wilayas. Des groupes d'associations et des collectifs se penchent concrètement sur les voies et moyens à même d'arriver à infléchir les hautes autorités du pays qui observent une attitude plus négative qu'indifférente. Dans cette optique justement, un collectif national pour la promotion de tamazight multiplie réunions et rencontres afin d'élaborer un plan d'action capable de réaliser cet objectif. Pas uniquement, des actions visant à la performance des aptitudes des élèves dans cette filière qui se disloque hélas, de jour en jour, en s'éloignant l'école algérienne. Rien que le week-end passé, des élèves de plusieurs écoles de la wilaya de Tizi Ouzou ont été récompensés pour avoir remporté le concours de la meilleure dictée en tamazight. En effet, ce concours qui est, cette année, à sa septième édition, a réuni des élèves des écoles primaires et des collèges de la wilaya de Tizi-Ouzou. Le prix est revenu à l'adorable petite Liliane Belabès de l'école Bouda Mohand Saïd de Bouzeguene. Liliane est, pour rappel, la deuxième de la même commune à remporter le Prix de la meilleure dictée en langue tamazighe. Objectif: écrire la meilleure dictée en langue amazighe. Organisés par l'association des enseignants de amazight, les textes proposés aux élèves des écoles primaires sont tirés des nouvelles Aghyul N' Janjis (L'âne de Janjis) de l'écrivain Meziane Khezzar. un extrait de l'oeuvre de Mouloud Mammeri Les Dires de Cheikh Mohand pour les collégiens. Tout près de la Kabylie, c'est dans les Aurès que d'autres militants pour l'émancipation de tamazight activent et s'activent pour son officialisation. Des initiatives louables sont lancées dans plusieurs communes, à l'instar de T'kout. Rappelons que cette localité, aujourd'hui l'une des plus pauvres d'Algérie, a vu la première cartouche partir contre le colonialisme dans l'un de ces villages. Des témoignages recueillis à travers les écoles de la wilaya de Tizi-Ouzou font état d'un phénomène inquiétant. Ce phénomène peut faire beaucoup de mal à l'enseignement de cette langue. Des parents d'élèves déconseillent à leurs enfants d'étudier tamazigh, son caractère non obligatoire aidant. Le phénomène en question, qui voit des parents d'élèves amazighophones aider les ennemis dans leur oeuvre maléfique, doit être pris au sérieux.


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)